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Bulletin Quotidien Europe N° 13511
ACTION EXTÉRIEURE / Liban

La communauté internationale mobilise un miliard de dollars pour faire face à la crise humanitaire et soutenir l'armée libanaise

Les participants à la Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban, organisée à Paris jeudi 24 octobre, se sont engagés à fournir une aide financière totale d'un milliard de dollars pour faire face à la crise humanitaire et soutenir l'armée libanaise.

Les États-Unis se sont engagés à contribuer à hauteur de 300 millions de dollars, devant la France (108 millions) et l'Allemagne (103 millions). Le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé des contributions financières accrues de l'Union européenne.

Aide humanitaire. Alors qu'au moins 400 millions de dollars étaient réclamés par les Nations Unies pour subvenir d’urgence aux besoins de quelque 1,2 million de déplacés, 800 millions de dollars ont été récoltés jeudi, rien que pour l'aide humanitaire.

L'UE déboursera près de 80 millions d'euros pour soutenir les efforts humanitaires, a indiqué M. Borrell à la presse, sans donner davantage de précisions.

La conférence avait également pour objectif d’apporter un soutien pérenne aux institutions libanaises, tandis que les affrontements entre le Hezbollah et Israël fragilisent la stabilité du Liban.

Renforcement de l’armée libanaise. Jeudi, le Général adjoint des Forces armées libanaises, Youssef Haddad, a présenté une stratégie articulée autour de trois axes. Celle-ci inclut le renforcement des capacités de l’armée libanaise par la mise sur pied, il y a six mois, d’un comité technique militaire, réunissant la plupart des chefs des états-majors européens.

Ce comité, présidé par un officier italien, doit contribuer, en coopération avec la Force intérimaire des Nations Unies (Finul), à la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, a souligné M. Haddad.

Par ailleurs, le plan de l’armée libanaise prévoit un recrutement massif, des activités de reconstruction, notamment pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, ainsi qu’une mission renforcée de cohésion sociale sur l’ensemble du territoire libanais.

Le Haut Représentant de l’UE a ainsi indiqué que 21 millions d'euros étaient consacrés cette année par l'UE à l'armée libanaise et qu'une augmentation de 40 millions était prévue en 2025.

« L'armée libanaise doit être renforcée. Après le cessez-le-feu, l'armée libanaise devra se déployer dans le Sud. Nous avons écouté le plan (...), nous devons leur apporter notre soutien », a déclaré M. Borrell.

Au total, 200 millions de dollars ont été engagés, jeudi, par les participants, rien que pour l'armée libanaise.

Finul. Condamnant une nouvelle fois les tirs des troupes israéliennes visant les positions de la Finul (EUROPE 13508/2), M. Borrell a évoqué face aux journalistes l'idée d'augmenter l'effectif de la force onusienne.

« On a 10 000 hommes déployés à la frontière. On pourrait en avoir 15 000, parce que 15 000, c'est le nombre autorisé pour la Finul »a-t-il déclaré. Et d'ajouter : « Je pense qu'il faut explorer toutes les possibilités pour que la Finul soit plus opérationnelle dans le cadre de son mandat ».

Cessez-le-feu. Le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre libanais, Najib Mikati, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et le Haut Représentant de l'UE ont tous plaidé pour une cessation des hostilités.

« Je regrette qu’Israël poursuivre ses opérations militaires au Liban, au sud, à Beyrouth, ailleurs, et que le nombre des victimes civiles continue d’augmenter », a déclaré M. Macron à l'entame de la conférence, réaffirmant les « liens séculaires qui lient la France au Liban ».

Le président français a condamné les « frappes indiscriminées » du Hezbollah au-delà de la ‘ligne bleue’ des Nations Unies et a exigé que le groupe cesse ses « provocations ».

« Israël a certainement le droit de se défendre contre les attaques du Hezbollah, mais tout droit a des limites. Et cette limite, c'est le droit international et les dommages collatéraux causés à la population civile »a argué, pour sa part, M. Borrell.

« Le pays doit être respecté. Tous les Libanais ne sont pas membres du Hezbollah, donc la communauté internationale doit faire pression »a ajouté le Haut Représentant de l'UE. (Bernard Denuit)

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