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Bulletin Quotidien Europe N° 13511
Sommaire Publication complète Par article 14 / 34
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / DÉmocratie

Face aux discours de haine en ligne, la Commission et les eurodéputés s'inquiètent du futur des valeurs européennes

« Les discours incitant à la violence et à la haine pour des raisons de race, de couleur, de religion ou d'origine ethnique sont illégaux dans l'UE, y compris lorsqu'ils sont prononcés en ligne ». S’il sonne comme une évidence, en vertu de la décision-cadre de 2008 sur le racisme et la xénophobie, ce rappel du Commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural, Janusz Wojciechowski, face aux eurodéputés réunis en plénière, ce jeudi 24 octobre à Strasbourg, témoigne de la difficulté liée à la détection et à la suppression des discours de haine proférés sur les réseaux sociaux.

Et pour cause, plus de 14% des habitants de l'Union européenne ont été victimes de cyberharcèlement depuis 2018, selon les chiffres publiés par l’Agence des droits fondamentaux de l’UE en novembre 2023. 

Face à ce phénomène qui constitue, selon M.Wojciechowski, un danger « antidémocratique », dont les plus jeunes sont la première cible, l’UE a multiplié les initiatives - détaillées par le commissaire -, tant pour encadrer les plateformes que pour endiguer les productions violentes, issues de l'intelligence artificielle, lutter contre la désinformation et éduquer au numérique.

Les interventions des eurodéputés, issus notamment des groupes PPE, S&D, Renew Europe, Les Verts/ALE et La Gauche, ont fait écho aux propos du commissaire. 

Alex Agius Saliba (S&D, maltais) a pointé du doigt les plateformes avides « de profits », dans un « Far West numérique ». Il a appelé également à l’éducation numérique sans pour autant négliger les causes de la radicalisation, au sein de la société.

Kim Van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise) et Pernando Barrena Arza (La Gauche, espagnol) ont rappelé le rôle des élus et des pouvoirs publics dans cette lutte.

Lídia Pereira (PPE, portugaise) a estimé que « le respect entre les hommes et les femmes doit être un élément fondamental de cette nouvelle société numérique ».

Laurence Farreng (Renew Europe, française), quant à elle, a tiré la sonnette d'alarme face à une propagande néonazie « devenue cool », appelant à plus de sanctions.

Plus à droite de l'hémicycle, en revanche, des voix, dont celles de Jorge Buxadé Villalba (PfE, espagnol) et Piotr Müller (CRE, polonais), se sont dressées contre ce qui leur paraît être des restrictions à la liberté d'expression. (Nithya Paquiry)

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