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Bulletin Quotidien Europe N° 13375
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Une cinquantaine de pays se réunissent à Bruxelles pour favoriser la relance du nucléaire

Le tout premier Sommet consacré à la relance mondiale du nucléaire, organisé par le gouvernement belge et l’Agence internationale de l’énergie atomique, aura lieu jeudi 21 mars à Bruxelles afin d’échanger au niveau ministériel sur le rôle de l’énergie nucléaire pour atteindre l’objectif de neutralité carbone, favoriser la compétitivité et assurer la sécurité énergétique mondiale.

Une cinquantaine d’États ont confirmé leur participation à cet événement, dont environ 25 représentés par leur chef d’État ou de gouvernement.

Le Sommet étant scindé en deux sessions distinctes, la matinée sera consacrée à l’adoption d’une déclaration commune ainsi qu'à des discours de haut niveau, tels que celui de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et celui du président du Conseil européen, Charles Michel, tandis que la session de l’après-midi mettra davantage en avant les acteurs industriels du secteur du nucléaire dans le cadre de groupes de discussion thématiques, ainsi que plusieurs perspectives nationales.

Outre la présidente de la Commission, l’institution sera représentée par la commissaire à l’Énergie, Kadri Simson. Elle participera à un groupe de discussion, l’après-midi, sur les perspectives mondiales et régionales de l’énergie nucléaire ainsi qu’à la réunion des régulateurs européens de la sûreté nucléaire (ENSREG) afin de souligner l'engagement de l'UE à respecter les normes les plus élevées en matière de sûreté nucléaire.

La commissaire à l’Innovation, Iliana Ivanova, quant à elle, participera à un événement parallèle sur le rôle du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires.

Impulsion à la COP28

Le Sommet s’inscrit dans la suite d’une première réunion des chefs d’État et de gouvernement lors de la COP28 à Dubaï (EUROPE 13313/16), qui avait endossé l’objectif de tripler la puissance nucléaire installée d’ici 2050, en tant que réponse au défi climatique et qu’alternative aux énergies fossiles, en particulier le charbon.

« Il y a un mouvement de relance du nucléaire qui est en train de se faire au niveau mondial, notamment parce que les conditions commencent à émerger chez un certain nombre de nos partenaires et que le nucléaire est un atout clé dans notre combat pour le climat et pour les objectifs de Paris », a indiqué une source de l’Élysée.

La France, qui est particulièrement engagée sur les enjeux du nucléaire, sera représentée lors du Sommet par la deuxième délégation la plus importante, après celle des États-Unis.

Au niveau européen, le pays a effectivement tenté de faire progresser l’inclusion du nucléaire dans la politique énergétique de l’UE, que ce soit au niveau de la taxonomie ou de la réforme du marché européen de l’électricité récemment adoptée (EUROPE 13329/5).

Alliance européenne du nucléaire

« Pour certains États membres, le nucléaire reste un sujet clivant. Ce sommet sera l’occasion de réunir pour un court moment les chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance européenne du nucléaire », a expliqué la même source de l’Élysée.

Cette Alliance d’une douzaine de pays de l’UE s’est réunie à 4 reprises, à l'initiative de la France (EUROPE 13363/3), pour revendiquer la neutralité technologique et les choix souverains de chaque État sur le plan énergétique ainsi que pour accompagner le développement de l’énergie nucléaire, favoriser la souveraineté de la chaîne de valeur au niveau européen et répondre aux défis importants liés au financement.

Ce sommet permettra également aux 50 États présents de lancer des collaborations et des opérations concrètes concernant les combustibles, la production de nouveaux réacteurs innovants, mais aussi la coopération en matière de formation d’ingénieurs et de techniciens dans l'industrie du nucléaire.

En amont de cet événement, plusieurs ONG en faveur du climat ont fait part de leurs inquiétudes et critiques concernant « la distraction dangereuse » que représente la relance du nucléaire dans la transition vers un système énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables, comme l'a souligné la coalition d'ONG européennes CAN Europe. (Pauline Denys)

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