Les dirigeants européens devraient appeler à la libération « immédiate et inconditionnelle » de tous les prisonniers politiques en Russie et en Biélorussie, selon un projet de conclusions, daté du 19 mars, du Conseil européen des 21 et 22 mars.
Le Conseil européen devrait aussi appeler à la fin des persécutions contre l'opposition politique en Russie. Selon le projet de texte, il appellera à une enquête internationale indépendante et transparente sur les circonstances exactes de la mort d’Alexeï Navalny, ajoutant que la « responsabilité ultime » de sa mort incombe aux autorités russes.
Les dirigeants européens pourraient aussi demander que les travaux soient poursuivis au sein du Conseil pour établir un nouveau régime de sanctions, compte tenu de la « situation en Russie et de ses actions déstabilisatrices à l'étranger ».
Concernant la Biélorussie, les chefs d'État ou de gouvernement devraient se dire profondément préoccupés par la détérioration de la situation des droits de l'homme. « La répression, les violations des droits humains et les restrictions à la participation politique et à l'accès aux médias indépendants ont atteint des niveaux sans précédent à l'approche des élections législatives et locales du 25 février, qui n'ont pas respecté les normes démocratiques fondamentales », dénonce le Conseil européen. La solidarité de l’UE avec la société civile et les forces démocratiques biélorusses devrait être rappelée.
Voir le projet de conclusions : https://aeur.eu/f/bfg (Camille-Cerise Gessant)