Les membres du Parlement européen se sont montrés partagés, lors d’un débat en plénière jeudi 14 mars à Strasbourg, sur les actions entreprises durant cette mandature en matière de renforcement du bien-être des animaux.
Niels Fuglsang (S&D, danois), à l’origine du débat, a regretté les « promesses non tenues » de la Commission européenne pour « mettre un terme aux souffrances » des animaux. Il a été soutenu par d’autres élus de pays scandinaves, dont Emma Wiesner (Renew Europe, suédoise), qui a reproché aux groupes PPE et CRE d’être responsables de l’absence de propositions ambitieuses de la part de la Commission.
Les eurodéputés du groupe Verts/ALE et certains issus du groupe S&D ont également déploré le manque d’ambition des propositions sur la table. Michal Wiezik (Renew Europe, slovaque) a demandé lui aussi à la Commission de répondre aux demandes des citoyens.
Herbert Dorfmann (PPE, italien) a insisté, notamment, sur le besoin de s’assurer que les pays de l’UE respectent les règles actuelles. Pour Clara Aguilera (S&D, espagnole), nul besoin de réviser la législation, mais plutôt de garantir le respect des règles.
Au nom de la Commission, la commissaire à la Cohésion, Elisa Ferreira, a souligné que la Commission devait « poursuivre le travail » pour que des « changements positifs » pour le bien-être animal interviennent. Elle a insisté sur le besoin de prévoir des périodes transitoires et des fonds pour aider les éleveurs à s'adapter aux nouvelles règles. La Commission étudie encore la suite à donner à l’initiative citoyenne européenne (ICE) demandant la fin des cages (EUROPE 13325/26) et a rappelé avoir proposé deux textes législatifs sur le transport animal et la protection des animaux domestiques (EUROPE 13309/7). (Lionel Changeur)