La Commission européenne a annoncé, jeudi 14 mars, avoir envoyé plusieurs demandes d'informations complémentaires à différentes compagnies dans le cadre de la loi européenne sur les services numériques (DSA).
Bing, Facebook, Google Search, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube et X se sont vu notifier de telles demandes afin qu'ils fournissent davantage d'informations sur leurs mesures d'atténuation des risques liés à l'IA générative, tout particulièrement alors que va s'ouvrir une intense période électorale dans plusieurs pays.
La Commission tient à s'assurer que ces plateformes ont mis en place les mesures nécessaires pour prémunir leurs utilisateurs contre la diffusion virale de 'deepfakes' et contre la manipulation automatisée de services pouvant induire les électeurs en erreur.
Selon un haut fonctionnaire européen, l'UE cherche à s'assurer que ces plateformes sont prêtes à anticiper et à réagir à la diffusion massive d'un deepfake, qui pourrait avoir de graves conséquences en période électorale.
Les plateformes mises en cause doivent fournir les informations demandées à la Commission avant le 5 avril pour les questions liées à la protection des élections.
La Commission a également réclamé à la plateforme LinkedIn un complément d'information sur la manière dont leur service respecte l'interdiction de présenter des publicités basées sur l'utilisation des données à caractère personnel, ainsi que sur la transparence des publicités présentées.
Cette réclamation intervient en réponse à des plaintes déposées par des organisations de la société civile contre LinkedIn. Le réseau social a jusqu'au 5 avril pour transmettre les informations demandées. (Isalia Stieffatre)