Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, tout comme le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, ont estimé, jeudi 14 mars, que l’élection présidentielle qui se tiendra en Russie du 15 au 17 mars ne sera ni libre ni juste.
« L'élection en Russie ne sera ni libre ni juste », a expliqué M. Stoltenberg devant les médias. Il a rappelé que pour avoir des élections libres et équitables, il fallait de la concurrence, des listes différentes, un débat ouvert et une presse libre et indépendante, ce qui n’est pas le cas en Russie.
M. Stano a estimé lui aussi qu’il était « très difficile » d’imaginer ce scrutin comme « libre, équitable et démocratique », pour lequel le peuple russe « aurait réellement le choix ».
M. Stoltenberg et M. Stano ont rappelé que les opposants étaient soit en prison, soit en exil, soit morts.
Les deux hommes ont également rappelé que la tenue de l’élection dans les régions occupées « temporairement » par la Russie en Ukraine était « illégale ». M. Stano a prévenu que l'UE ne reconnaîtrait pas le scrutin dans ces régions. (Camille-Cerise Gessant)