Le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) a publié, lundi 4 mars, un rapport réclamant des « mesures résolues » pour prévenir la corruption au sein de l’exécutif et de la police en République tchèque.
Dans ce rapport d’évaluation, les experts du Conseil de l’Europe soulignent des manquements en matière de supervision et de mise en œuvre du cadre juridique existant.
Le lobbying n’est pas réglementé, précisent-ils, et la plupart des personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif ne sont toujours pas soumises à des règles d’éthique.
Le GRECO demande également un renforcement des règles relatives aux cadeaux et invitations, des restrictions applicables après la cessation des fonctions et l’obligation pour les conseillers ministériels de se soumettre à des déclarations de patrimoine, d’intérêts et d’activités.
En ce qui concerne la police, il insiste sur la présence de femmes à tous les niveaux, y compris aux postes de direction, et appelle à des contrôles d’intégrité à intervalles réguliers tout au long de la carrière des agents.
Son également réclamées : une réglementation des dons et du soutien financier à la police, une amélioration des normes éthiques et la mise en place de sensibilisations spécifiques à la nouvelle loi sur les lanceurs d’alerte.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/b47 (Véronique Leblanc)