Quarante-trois pays ont appelé, lundi 4 mars, à une enquête « internationale indépendante et transparente » sur la mort d’Alexeï Navalny (EUROPE 13352/26), estimant que « la responsabilité ultime » de cette mort « incombait au président Poutine et aux autorités russes ».
« La mort inattendue et choquante de M. Navalny est un autre signe de la répression accélérée et systématique en Russie », ont souligné les États membres de l’UE, mais aussi, entre autres, les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Ukraine, dans une déclaration commune prononcée par l'Ambassadrice Lotte Knudsen, Représentante permanente de l'UE aux Nations Unies, lors de la 55e session du conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Les pays concernés ont aussi appelé fermement la Russie à libérer immédiatement et sans condition tous les autres prisonniers politiques ainsi que les défenseurs des droits humains, les journalistes et les militants anti-guerre arbitrairement détenus « pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains et s'être opposés à la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine ».
« Nous appelons la Fédération de Russie à mettre fin (au) climat d’impunité et à créer un environnement sûr pour l’opposition politique et les voix critiques (et...) à abolir sa législation oppressive et à mettre fin aux abus politiques du pouvoir judiciaire », ont ajouté les signataires.
Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/b4g (Camille-Cerise Gessant)