Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a exprimé « l’extrême préoccupation » de l’UE face à l’escalade de violence en cours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans un communiqué publié lundi 4 mars.
Les violences armées impliquant les rebelles du mouvement 'M23' soutenus par le Rwanda se sont intensifiées depuis début février, provoquant d’importants mouvements de population et une situation de « catastrophe humanitaire », selon les agences onusiennes (EUROPE 13360/7).
En décembre dernier, la force armée régionale de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) a quitté la région. Elle avait pourtant été mobilisée dans le cadre du processus de désescalade conclu entre le Rwanda et la RDC en novembre 2022 : les accords de Luanda et Nairobi.
« L'UE réaffirme son soutien indéfectible aux processus de Luanda et de Nairobi. Il n'y a pas de solution militaire à cette crise, il n'y a qu'une solution politique : celle-ci doit être atteinte par un dialogue inclusif entre la RDC et le Rwanda pour s'attaquer aux causes profondes du conflit, visant à mettre en œuvre les décisions prises dans le cadre des initiatives de paix régionales et à assurer le respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de tous les pays de la région », a indiqué M. Borrell.
En outre, l’UE demande au Rwanda de « mettre fin à tout soutien et à toute coopération avec le M23 » et à la RDC « de cesser tout soutien et toute coopération avec les FDLR [Forces démocratiques pour la libération du Rwanda] ».
Lors d'un débat avec les eurodéputés, fin février à Strasbourg, la commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, avait, elle aussi, appelé à la reprise du processus de Luanda et Nairobi, indiquant son intention de rencontrer le président de la RDC, Félix Tshisekedi, début mars (EUROPE 13360/7). (Bernard Denuit)