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Bulletin Quotidien Europe N° 13337
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Une dizaine d’États membres de l’UE réclament des mesures sur la gestion de l’eau

Alors que la publication de l’initiative de la Commission européenne sur la résilience de l'eau est attendue en avril 2024, le Portugal, soutenu par l’Italie, Chypre, la Hongrie et la Roumanie, a demandé, mardi 23 janvier, lors du Conseil 'Agriculture', la mise en place d’un plan destiné à « promouvoir la résilience des masses d'eau et la disponibilité de l'eau dans l'Union européenne » (EUROPE 13329/2).

Baptisé ‘RewaterEU’, ce plan aurait notamment pour objectif de garantir l’accès à l’eau en qualité et en quantité pour les citoyens et de fournir cette ressource aux agriculteurs pour assurer la sécurité alimentaire.

Le Portugal et les autres pays demandeurs ont évoqué des mesures fondées sur le stockage (optimisation et construction de nouvelles infrastructures), la gestion (réduction des pertes et promotion d’une utilisation efficace) et la réutilisation de l’eau. Ils misent aussi sur le développement et l’utilisation de nouvelles technologies (construction d’unités de désalinisation, gestion numérique de l’eau). Le tout devrait, selon ces pays, être financé par « une combinaison de fonds européens et d’investissements privés ».

La requête présentée par la ministre portugaise, Maria do Céu Antunes, a reçu le soutien de près d’une dizaine d’États membres, qui ont rappelé les événements climatiques récents (sécheresses, inondations) ayant un impact sur l’accès en eau en agriculture, et le besoin d’avoir une gestion pérenne de l’eau. La France a souligné qu’il n’y avait pas « de solution unique applicable à tous les territoires ».

Le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, a assuré que la prochaine proposition sur la résilience en eau comportera des actions immédiates et pourrait permettre de mettre en place une stratégie à part entière.

Par ailleurs, les ministres ont examiné la proposition sur le cadre de surveillance des forêts à l'échelle de l'UE. Un tel cadre ne doit pas entraîner un chevauchement d'efforts et doit présenter un bon rapport coût-efficacité, selon le Conseil, qui a également conseillé de s'appuyer sur les inventaires forestiers nationaux existants. (Lionel Changeur)

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