Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays du Mercosur - Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Bolivie - qui se sont retrouvés à Asuncion, la capitale du Paraguay, mercredi 24 janvier, ont déclaré vouloir aboutir à la conclusion de l'accord commercial le plus rapidement possible.
« Il sera prioritaire de conclure les aspects en suspens des négociations avec l'Union européenne et de signer un accord équilibré pour les deux parties dans les plus brefs délais », ont-ils indiqué à la presse à l'issue de leur réunion. Depuis le début de l'année 2024, le mouvement s'est accéléré des deux côtés de l'Atlantique dans l'espoir de ratifier l'accord avant les élections européennes de juin, en dépit du revers subi en décembre.
Du côté de l'Union, le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a déclaré, mardi 23 janvier, qu'« une conclusion des négociations avec le Mercosur est à portée de main avant la fin de ce mandat. Nous travaillons à saisir cette opportunité qui revêt une importance géopolitique majeure ».
Et ce, même si des oppositions sont toujours très présentes, notamment du côté de la France, qui avait affirmé en décembre 2023 être opposée à l'accord dans son état actuel (EUROPE 13306/17). De même, le Haut Représentant aux Affaires étrangères, Josep Borrell, a très récemment émis quelques inquiétudes au sujet de la conclusion de l'accord. Dans une déclaration devant des parlementaires européens et sud-américains, jeudi 25 janvier, il a évoqué « l'obstacle de plus sur le chemin » que pouvait représenter « la crise actuelle de l'agriculture européenne ». (Isalia Stieffatre)