Lors de la réunion informelle qui s’est tenue à Bruxelles vendredi 26 janvier, les débats menés dans l’après-midi par les ministres de la Justice de l’Union européenne ont porté sur le modèle des maisons de détention, avec l'objectif d'adopter des conclusions du Conseil en juin.
La détention à petite échelle, visant à faciliter la réinsertion des détenus dans la société, est un modèle reconnu pour sa capacité à réduire la récidive et à promouvoir l'autonomie des prisonniers.
En amont des débats, le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a souligné l'importance de ces discussions, déclarant : « C’est un sujet que je tente de mettre sur la table régulièrement ; il s’agit d’aborder des formes de détention avec un petit nombre de détenus au même endroit pour faciliter la réintégration, la réhabilitation ».
Le modèle belge, présenté par le ministre de la Justice, Paul Van Tigchelt, qui a présidé les débats, met en avant les maisons de détention orientées vers la réhabilitation et la préparation active à la réinsertion des détenus. Ces établissements, conçus pour de petits groupes, encouragent la responsabilité et l'autonomie, allant des tâches ménagères à des opportunités de travail et de formation à l'extérieur.
Cette approche pourrait représenter une évolution significative dans la gestion de la détention en Europe. Selon la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne, elle s'aligne sur la tendance croissante à privilégier la réintégration sociale des détenus, en opposition aux méthodes plus traditionnelles et punitives. En outre, le succès de ce modèle reposerait sur sa capacité à adapter le niveau de sécurité et les programmes de réinsertion aux besoins individuels.
Les pays membres de l'UE auraient exprimé un vif intérêt pour cette méthode, envisageant de l'adopter dans le cadre de leurs propres systèmes judiciaires. Les conclusions du Conseil, attendues en juin, devraient offrir une feuille de route pour l'intégration de ces pratiques. (Nithya Paquiry)