Si le Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) a salué, mercredi 20 décembre, les accords trouvés entre le Parlement européen et la Présidence espagnole du Conseil de l’UE sur les règlements du ‘Pacte Asile et migration’ qui devraient entrer en vigueur en 2024, des ONG comme Oxfam ou ECRE (le Conseil européen des réfugiés et exilés) ont critiqué les résultats de cette négociation de trois jours, ECRE dénonçant un « jour noir pour l’Europe », avec des réformes « cruelles » pour les réfugiés et encore plus complexes dans leur application (EUROPE 13318/1).
Le UNHCR, par la voix du Haut-commissaire, Filippo Grandi, a estimé dans un communiqué que l'accord tentera de répartir les migrants de manière plus homogène dans l'Union, en renforçant le soutien et la coordination pour le traitement des demandes loin des États frontaliers tels que l'Italie et la Grèce, par le mécanisme de solidarité.
« C'est une étape très positive. Passons maintenant à sa mise en œuvre ! Le HCR est prêt à conseiller et à soutenir », a commenté M. Grandi sur X (anciennement Twitter).
Pour Oxfam, « ce qui a été convenu n'est pas mieux (que le système actuel) ; à bien des égards, c'est bien pire. L'UE a raté l'occasion de se mettre d'accord sur un meilleur partage des responsabilités et sur des règles de solidarité ».
Au lieu de cela, « elle s'est mise d'accord sur davantage de détention, y compris celle d'enfants et de familles dans des centres ressemblant à des prisons. Elle a également fermé la porte aux demandeurs d'asile en appliquant des procédures inférieures aux normes, en accélérant les expulsions et en jouant avec la vie des gens en augmentant les risques de refoulement », indique l’ONG dans un communiqué. (Solenn Paulic)