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Bulletin Quotidien Europe N° 13312
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

COP28, la prolongation des négociations focalisée sur l'enjeu de la sortie des énergies fossiles

Les négociations de la COP28 à Dubaï devaient se clore mardi 12 décembre dans la matinée, tel que l’avait déclaré le président de cette édition, le Sultan Al-Jaber. Toutefois, les délégations ont poursuivi les discussions et tractations toute la journée pour tenter de trouver un compromis sur la mention controversée de sortie des énergies fossiles.

« Notre travail à la COP28 se poursuit. Nous avons discuté de la position de l’Union européenne avec le président de la COP », a déclaré sur le réseau X (anciennement Twitter) le commissaire européen à l’Action pour le climat, Wopke Hoekstra.

« Nous voulons que cette COP marque le début de la fin des énergies fossiles », a-t-il rappelé. Et d'ajouter : « Nous continuerons à faire pression en ce sens, avec nos partenaires de la ‘High Ambition Coalition’ (une alliance d’États se définissant comme les nations les plus ambitieuses sur le plan climatique), l’AOSIS (Alliance des petits États insulaires) et l’'Umbrella Group' (coalition de parties qui s'est formée à la suite de l'adoption du protocole de Kyoto) ».

La dernière version du texte d’accord mise sur la table par la présidence émirati de la COP ne mentionne pas cette sortie des énergies fossiles voulue par ces derniers. Il laisse, en réalité, la liberté aux pays signataires de choisir la façon dont ils souhaitent réduire la consommation et la production de ces énergies pour atteindre la neutralité carbone « d'ici, avant ou autour de 2050 » (EUROPE 13311/16), sans calendrier ni obligation.

Des pays tels que l’Arabie saoudite, le Quatar et les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se montrent toujours intransigeants sur cette mention de sortie dans le texte final, qu’ils ne peuvent tolérer.

Cités par l’AFP, le ministre irakien du Pétrole, Hayan Abdel-Ghani, a déclaré que « les énergies fossiles resteront la principale source d'énergie dans le monde », lors d’une conférence de deux jours au Qatar réunissant les pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP).

Le ministre koweïtien du Pétrole, Saad al-Barrak, quant à lui, a manifesté son étonnement quant à « l'insistance inhabituelle à priver les peuples du monde et de nombreux pays de cette source essentielle d'énergie » que représente le pétrole.

À l’heure de notre bouclage, les discussions étaient toujours en cours, réduisant les chances de voir un accord aboutir le jour du huitième anniversaire de l’Accord de Paris, qui avait fixé la limite du réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle.

Selon l'AFP, il est possible qu'un nouveau texte soit rendu public dès mardi soir. Toutefois, les délégués des différents pays resteraient circonspects en attendant la publication officielle d'un nouveau document par l'ONU. (Nithya Paquiry et Pauline Denys)

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