L’organisation Europêche a critiqué, lundi 27 novembre, le règlement portant ouverture et mode de gestion de contingents tarifaires autonomes de l'UE pour certains produits de la pêche pour 2024, 2025 et 2026 (EUROPE 13301/14).
Selon cette organisation européenne, l’accès préférentiel au marché de l’UE « continue d'être étendu à des produits de réputation douteuse, sans aucun critère de durabilité ».
En cause : les nouveaux quotas de merlu, poissons plats et de longes de thon. « Les quotas de poissons plats dans l'UE sont abondants et il n'y a absolument aucune pénurie de matière première », selon Europêche. Rien ne justifiait le maintien d’un contingent de 7 500 tonnes (t), selon l’organisation. De même, la guerre en Ukraine a un impact sur la commercialisation du merlu du Pacifique et du merlu argentin, pour lequel le contingent de 40 000 tonnes, qui profite principalement (à 95%) à la production chinoise, « n'était plus nécessaire ». De même il aurait fallu, selon Europêche, diminuer le contingent de 35 000 t de longes de thon, qui a un impact considérable sur la flotte européenne. La Chine, l'Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam se voient attribuer 98% de ce contingent de longes de thon. Or, ces pays sont critiqués, car ils ne respectent pas les normes mondiales minimales en matière de pêche, proteste Europêche.
Lien vers le texte obtenu par EUROPE : https://aeur.eu/f/9sg (Lionel Changeur)