Dans le cadre de sa session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a adopté, jeudi 5 octobre, une résolution sur la nouvelle stratégie européenne pour un Internet mieux adapté aux enfants (BIK+) avec un vote à main levée.
Si le texte élaboré par Sabine Verheyen (PPE, allemande) reste, dans l’ensemble, élogieux envers la stratégie, il vise à attirer l’attention de la Commission européenne sur certains aspects de sa mise en œuvre.
Sécurité et compétences
Les eurodéputés demandent notamment à l’UE d’intensifier ses efforts pour garantir la sécurité des enfants en ligne, en particulier en ce qui concerne le « pédopiégeage » et le cyberharcèlement. En parallèle, ils plaident pour que les aptitudes numériques au sens large soient considérées comme des compétences obligatoires au sein de l’UE et, dès lors, intégrées dans les programmes scolaires de tous les États membres.
Interrogée en amont du vote, la commissaire à la Démocratie, Dubravka Šuica, a insisté notamment sur l’importance des centres pour un Internet plus sûr (CIS) présents dans 25 États membres. Ceux-ci contribuent au développement des compétences numériques des enfants et de leurs enseignants tout en agissant « comme des guichets uniques pour la sécurité des enfants en ligne ». En parallèle, ils permettent à la Commission de « recueillir des informations sur la manière dont l’industrie met en œuvre les dispositions du DSA sur la protection des mineurs », a-t-elle expliqué.
Vérification d’âge
Plusieurs eurodéputés ont aussi soulevé la problématique du respect des âges minimums pour accéder à certains réseaux sociaux ou sites web. Ainsi, leur texte salue la création d’une norme européenne sur la vérification de l’âge en ligne d’ici 2024.
Mme Šuica a précisé que la Commission se penche également sur la possibilité de développer une preuve numérique de l’âge reconnue à l’échelle de l’UE. Elle prépare également une « boîte à outils de vérification de l’âge », qui comprendra « un outil d’auto-évaluation de la vérification de l’âge pour les fournisseurs numériques » et qui visera à sensibiliser sur les méthodes de vérification existantes.
La résolution adoptée : https://aeur.eu/f/8wr (Hélène Seynaeve)