Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ainsi que plusieurs eurodéputés, notamment de nationalité française, ont salué, mercredi 4 octobre, le vote du Parlement européen permettant d’exempter les producteurs de lavande de la réglementation concernant la classification, l'étiquetage et l'emballage des substances chimiques et des mélanges (règlement 'CLP').
Le PE a arrêté sa position sur la révision proposée du règlement de l'UE (EUROPE 13264/4).
Irène Tolleret (Renew Europe, française) a estimé que la lavande avait été « sauvée » par un amendement de son groupe. Les huiles essentielles auront un traitement différencié de la pétrochimie dans la classification des substances potentiellement dangereuses.
Le PE a voté à une large majorité en faveur d’une dérogation pour les substances d’origine botanique afin que l’évaluation des risques continue d’être établie sur l’ensemble de la substance et non sur chacun de leurs composants, souligne-t-on du côté de Christophe Clergeau (S&D, français).
« L'importance d'une classification adéquate des huiles essentielles et des substances naturelles dans le cadre de ce règlement est essentielle pour éviter de contraindre les producteurs agricoles à abandonner la culture des huiles essentielles », commente le Copa-Cogeca. Le PE va maintenant pouvoir, selon lui, négocier un texte dans lequel les huiles essentielles seront traitées différemment des produits pétrochimiques dans la classification des substances potentiellement dangereuses. (Lionel Changeur)