Les Journées de l'Industrie se tiennent à Málaga, en Espagne, du 4 au 6 octobre. Elles voient défiler bon nombre de politiques et représentants de l'industrie de toute l'UE. Lors de la première journée, plusieurs d'entre eux se sont penchés sur le sujet de la transition et des outils déployés par l'UE pour soutenir l'industrie dans la décarbonation.
Qu'il s'agisse du Pacte vert, de l'acte pour l'industrie 'zéro émission nette' ou de l'acte sur les matières premières critiques, nombreux sont les acteurs qui appellent à la clarté et surtout à la simplicité des règles.
Pour ce faire, un dialogue constant avec les entreprises est nécessaire, estime Alejandro Abellán García de Diego, directeur général pour la coordination du marché intérieur au sein du ministère espagnol des Affaires étrangères. « Les entreprises doivent adapter leurs processus de fabrication et cela comporte un coût. C'est pourquoi il faut le faire en concertation. Une transition douce est nécessaire, car ces entreprises fournissent de l'emploi en plus de produits cruciaux », a-t-il insisté lors d'un panel de discussions.
Le cas de l'acte sur les matières premières critiques a été donné comme exemple concret où l'UE devra être vigilante. « L'ambition de cet acte est bonne, mais ce qui n'est pas clair, c'est ce qu'il va vraiment apporter », a indiqué Mikael Staffas, président de l'entreprise Boliden SA, spécialisée dans les métaux.
Il a plaidé pour une prévisibilité accrue : « Le plus important est de ne pas pouvoir supprimer des choses qui sont déjà en place. Nous avons des exemples en Suède où des mines existantes sont menacées en raison d'autorisations environnementales. Et avec des cas comme celui-ci, on devient plus prudents pour investir ensuite ». (Léa Marchal)