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Bulletin Quotidien Europe N° 13226
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ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

Lula critique la position de l'UE mais reste confiant que l'accord UE/Mercosur sera définitivement conclu fin 2023

Le pays du Mercosur sont prêts à faire des concessions, mais pas à tout céder à l'Union européenne dans le cadre des négociations sur l'accord commercial bilatéral. Tel a été le message du Président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, devant la presse, mercredi 19 juillet à Bruxelles.

« Dans une négociation, on ne gagne jamais tout ce que l'on veut, mais on ne cède jamais à tout. Et le Mercosur est prêt pour cela », a-t-il indiqué après avoir rappelé sa position sur plusieurs aspects des discussions. 

Il est, par exemple, important que l'UE reconnaisse l'importance des marchés publics comme outil de politique industrielle pour le Brésil, selon lui. L'accord prévoit l'ouverture des marchés publics aux concurrents de pays tiers, sans discrimination entre les soumissionnaires d'une offre issus d'un bloc ou de l'autre. Or, le Brésil voudrait garder une certaine préférence pour ses entreprises nationales.

« Pourquoi un pays tel que le Brésil renoncerait à cela, et tuerait ses PME? Ou à la possibilité de créer de nouvelles entreprises ? [...] En France, la question des marchés publics est une question de souveraineté, pour l'Allemagne également. Pourquoi pas pour nous ? », a-t-il questionné. Et d'ajouter que son pays ne fera « pas de concessions » sur ce sujet. 

Cette position est tout à fait normale, pour l'ancien ministre paraguayen de l'Environnement et actuel coordinateur du réseau 'Pour la survie des Amis de la Terre Paraguay'. Interrogé par EUROPE, il a insisté sur le fait que les gouvernements doivent être en mesure de « promouvoir le soutien à leur économie et au développement des industries nationales ». 

Devant la presse, Lula est également revenu sur la lettre additionnelle à l'accord commercial avec le Mercosur adressée par l'UE, la qualifiant d'« agressive ». Pour lui, les menaces de sanctions sont inacceptables entre partenaires stratégiques. Une vision, là aussi, partagée par M. Rivas, pour qui « il n'est pas possible de travailler ensemble dans un contexte de méfiance ».

La contre-proposition du Mercosur sera remise à l'UE d'ici deux ou trois semaines, selon M. Lula da Silva, qui s'est dit « optimiste » quant à l'accueil de l'UE et concernant la possibilité de conclure rapidement les négociations. « C'est la première fois que je crois vraiment que l'on pourra conclure cet accord cette année », a-t-il assuré.

Son homologue argentin, Alberto Fernández, a adressé un message similaire d'enthousiasme à la clôture du sommet UE/CELAC, mardi 19 juillet (EUROPE 13225/1). (Léa Marchal)

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