Plusieurs États membres défenseurs de l’utilisation de l’énergie nucléaire à l’échelle européenne se sont réunis, mardi 11 juillet, au sein de l’'Alliance du nucléaire', en marge de la réunion informelle des ministres de l’Énergie à Valladolid. Il s’agit de la quatrième rencontre de ce type, la dernière s’étant déroulée à Paris le 16 mai (EUROPE 13183/10). Les participants ont remis une feuille de route à la Commission européenne pour « mener à bien la relance du nucléaire en Europe ».
À l’initiative de la France, cette quatrième réunion a réuni les ministres et représentants de 14 États membres : la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, la Finlande, la France, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Suède, ainsi que la Belgique et l’Italie en tant qu’observateurs, qui n’ont pas pris part au débat ni à la rédaction des conclusions.
Dans un premier temps, ils ont réaffirmé la complémentarité des technologies nucléaires et des énergies renouvelables « pour atteindre les objectifs de l’UE en matière de climat et de sécurité énergétique ».
Ensuite, ils ont présenté à la Commission européenne une feuille de route visant à reconnaître le « rôle vital » de l’énergie nucléaire et soulignant « le droit souverain des États membres à déterminer leur mix énergétique ».
La feuille de route met en avant la nécessité de « garantir des incitations suffisantes pour promouvoir les énergies nucléaires en termes d’objectifs, d’efforts pour faciliter les procédures d'autorisation et d’accès au financement, comme c'est le cas pour les énergies renouvelables ».
Division sur l’inclusion du nucléaire dans la réforme du marché de l’électricité
Ils ont discuté également des négociations en cours au Conseil de l’UE concernant la réforme du marché de l’électricité (EUROPE 13213/9) avec la perspective d’une mise en œuvre pour l'électricité d’origine nucléaire.
Parallèlement à cette réunion, 12 États membres « partageant les mêmes idées » (la Belgique, l'Estonie, l'Espagne, l'Allemagne, le Danemark, l'Irlande, le Luxembourg, le Portugal, les Pays-Bas, la Lettonie, l'Italie et l'Autriche) se sont retrouvés à l’initiative de l’Autriche, qui a indiqué à EUROPE que ce groupe s’était réuni « spécialement pour coordonner la conception du marché de l’électricité » et que la France, initiatrice de l’'Alliance du nucléaire' n’avait pas été conviée.
Pour voir la feuille de route de l''Alliance du nucléaire' : https://aeur.eu/f/80y (Pauline Denys)