Les députés européens ont invité le Conseil, mercredi 12 juillet, à imposer des sanctions ciblées contre tous ceux qui portent atteinte au bon déroulement du processus démocratique et électoral dans les institutions libanaises, sont impliqués dans de graves fautes financières ou font obstacle à des enquêtes sur des cas de corruption, à l’enquête nationale sur l’explosion du port de Beyrouth ou à l’organisation d’une future mission d’enquête internationale, et à saisir les avoirs que ces personnes détiennent dans l’Union.
Le Conseil a adopté en juillet 2021 un régime de mesures restrictives, mais aucune personne n’est sanctionnée dans ce cadre à l’heure actuelle.
Dans la résolution commune qu’ils ont adoptée, les députés demandent aux dirigeants libanais de donner la priorité aux intérêts nationaux. Ils appellent le Parlement à élire un président « dans les plus brefs délais », ce qui n’a pas été possible après 12 tours de scrutin présidentiel infructueux, « afin qu’il s’attèle aux crises sanitaire, financière, sociale, économique et politique qui font rage ainsi qu’à la déliquescence des institutions ». Selon le PE, l’UE devrait proposer au Liban le déploiement d’une mission de conseil administratif intégral « afin de répondre au besoin urgent de pallier la déliquescence accélérée de l’administration publique et des services de base » en élaborant un plan d’action et en apportant le soutien nécessaire en la matière.
Il invite également le gouvernement libanais à mettre rapidement en œuvre les réformes essentielles en matière de gouvernance, d’économie et de finances qui garantiront le redressement politique et économique.
Les députés souhaitent aussi que le pays prenne l’engagement d’organiser les élections municipales dans les six prochains mois et de poursuivre les préparatifs en conséquence après le report des élections de mai 2022.
Voir la résolution : https://aeur.eu/f/80w (Camille-Cerise Gessant)