L'examen de la politique commerciale de l'Union européenne a eu lieu au siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les lundi 5 et mercredi 7 juin à Genève.
En amont de ces réunions, l'UE avait déjà reçu plus de 1 600 questions écrites de la part de 41 délégations. Si la plupart des membres saluent le rôle actif de l'UE à l'OMC, ils sont aussi nombreux à demander des clarifications sur les récentes législations de l'UE qui peuvent affecter les échanges commerciaux.
C'est le cas notamment du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'UE (MACF, ou CBAM en anglais) qui inquiète certains partenaires commerciaux des Vingt-sept. Le futur outil 'anti-coercition', le règlement contre la déforestation importée, la politique de l'UE en matière de pesticides ou encore l'acte pour une industrie 'zéro émission nette' ont également fait l'objet de critiques par plusieurs délégations à l'OMC.
Par ailleurs, les États-Unis ont noté un « manque d'opportunité adéquate pour soumettre des commentaires sur des propositions ou décisions » proposées par l'UE.
Plusieurs membres s'inquiètent de l'impact des textes européens sur leurs exportations vers l'UE. Pour la Chine, par exemple, l'acte pour une industrie 'zéro émission nette' de l'UE va limiter la part de marché dans l'UE des produits concernés provenant de pays tiers.
Pour l'UE toutefois, les chiffres parlent d'eux-mêmes : la plupart des membres ont enregistré des volumes croissants pour leurs échanges avec l'UE.
L'ambassadeur de l'UE auprès de l'OMC, João Aguiar Machado, a tenté de rassurer ses homologues quant à l'impact des législations européennes. « Les Vingt-sept vont rester engagés sur la transparence et la non-discrimination comme des principes clés de leurs règles et pratiques, garantissant une conformité pleine avec les obligations de l'OMC », a-t-il indiqué mercredi 7 juin. (Léa Marchal)