La hausse des exportations de bœuf du Brésil vers l'UE va engendrer une déforestation supplémentaire de 220 000 à 1,35 million d'hectares sur cinq ans, dans le pire des cas, indique une étude réalisée par l'Institut de l'élevage et publiée mercredi 7 juin. L'Institut de l'élevage est un institut de recherche appliquée et de développement basé en France.
Cette étude, commandée par le groupe Verts/ALE, révèle également que l'accord va renforcer la spécialisation des pays du Mercosur dans le secteur primaire, fortement lié à l'augmentation des inégalités et aux problèmes environnementaux, selon les auteurs.
Entre autres recommandations, les auteurs suggèrent de subordonner la libéralisation des échanges au respect des obligations de durabilité. Pour le Brésil, par exemple, il s'agirait de réduire effectivement la déforestation pour pouvoir bénéficier des tarifs réduits.
Ils proposent également de surveiller l'impact de la libéralisation des échanges sur les émissions de gaz à effet de serre. Si les premières font augmenter les dernières, l'accord devrait être suspendu, selon l'institut de l'élevage.
Voir l'étude : https://aeur.eu/f/7b3 (Léa Marchal)