Le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, s’est dit « en désaccord », mardi 28 mars, avec l’évaluation des Nations Unies, révélée la veille, selon laquelle le soutien apporté par l’UE à la Libye « a aidé et encouragé » la commission d’abus contre les migrants, qui sont torturés et contraints à l’esclavage sexuel.
« Je ne suis pas d'accord avec les affirmations selon lesquelles notre argent va financer le modèle économique des passeurs ou de ceux qui abusent et maltraitent les gens en Libye. Bien au contraire, la majeure partie de l'argent sert à prendre soin de ces mêmes personnes », a ajouté le porte-parole du service européen pour l’action extérieure, Peter Stano.
Selon lui, l’UE ne finance « aucune entité libyenne », mais alloue de l’argent « ensuite généralement utilisé par nos partenaires internationaux », notamment pour les rapatriements de migrants.
Il a précisé que l’UE prenait « au sérieux » les préoccupations soulevées par la mission d'enquête des Nations unies, ajoutant que l’UE avait travaillé avec elle lorsque celle-ci était en Libye, principalement par l'intermédiaire de la délégation de l’UE à Tripoli.
« L’Union européenne s'est engagée à faire tout ce qui est en son pouvoir dans les circonstances actuelles pour aider à soulager la situation des personnes bloquées en Libye, principalement les migrants. Et nous le faisons également en collaboration avec d'autres partenaires, l'OIM, l'UNHCR, etc. », a expliqué M. Stano.
Précisant qu’il y avait « des incidents, des problèmes qui sont une source de préoccupation », le porte-parole a expliqué que l’UE essayait de les aborder avec les partenaires en Libye et avec les partenaires internationaux.
Voir le rapport de l’ONU : https://aeur.eu/f/62x (Camille-Cerise Gessant)