Le commerce international est le quatrième et dernier pilier du Pacte vert pour l'industrie européenne présenté par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mercredi 1er février. Nous en avons besoin, car « il établit des chaînes de valeur, des emplois de qualité et soutient nos industries dans le développement de leurs produits », a en effet affirmé Mme von der Leyen.
Comme détaillé précédemment par EUROPE (EUROPE 13110/1), la Commission veut réduire les dépendances dans les secteurs critiques et, pour ce faire, diversifier ses partenaires commerciaux.
Mme von der Leyen a rappelé les prochains accords commerciaux à être signés : ceux avec le Mexique, le Chili (dont les négociations ont été conclues en décembre 2022, EUROPE 13081/19), la Nouvelle-Zélande (négociations conclues en juin - EUROPE 12983/5) et l'Australie.
Quant à l'accord UE/Mercosur, les discussions doivent être relancées, a-t-elle estimé (EUROPE 13111/22).
Là où les accords de libre-échange ne sont pas d'actualité, la Commission veut explorer d'autres types de partenariat, comme un club pour les matières premières, les Conseils pour le commerce et les technologies (TTC) comme elle a créé avec les États-Unis, ou encore des partenariats industriels « à zéro émission nette ».
Réformer l'OMC
Pour que le commerce profite aussi bien à l'industrie européenne qu'à la transition climatique, il a besoin d'un appui solide sur l'Organisation mondiale du commerce (OMC), car « quelque 60% du commerce de l'UE se fait dans le cadre de l'OMC », a souligné le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis.
Jusqu'ici, toutefois, l'OMC ne s'est que très peu penchée sur le commerce favorisant la transition écologique et elle peine même à interdire les subventions nocives pour l'environnement, par exemple. C'est pourquoi la Commission indique avoir à cœur de réformer l'organisation internationale.
Voir la communication de la Commission européenne : https://aeur.eu/f/566 (Léa Marchal)