Les députés de la commission des transports du Parlement européen ont examiné et discuté, mardi 31 janvier, de l’étude du département des politiques structurelles et de cohésion du PE concernant les instruments de tarification des émissions du secteur des transports.
Celle-ci fait état, entre autres, de fortes disparités entre les niveaux de tarification, de fiscalité et d’application du principe du 'pollueur payeur' parmi les États membres de l’UE dans ce domaine.
En outre, l’étude souligne la nécessité d'adopter des véhicules à carburants à émissions faibles ou nulles et avance le fait que les instruments de taxation sont des instruments efficaces pour réduire les émissions.
« Une augmentation de 10% des taxes peut réduire de 6 à 8% les émissions de CO2 pour les voitures individuelles », a commenté l’un des auteurs de l’étude en commission du PE, soulignant également que les externalités devraient aussi être prises en compte.
Du côté des eurodéputés, Barbara Thaler (PPE, autrichienne) a insisté sur le fort impact de la taxation et de la tarification sur les personnes vivant en zones rurales. « Certaines ne peuvent pas toujours passer aux transports en commun ou à un autre type de moteur », a-t-elle déclaré, plaidant pour une vision qui prendrait en compte « la charge qui pèse sur le secteur rural, par région ».
D’autres, à l’instar de Ciarán Cuffe (Verts/ALE, irlandais), estiment que les coûts externes, tels que « la pollution, les dégâts, les hospitalisations » devraient être analysés et que l’accent devrait être mis aussi sur le secteur aérien.
Pour la présidente de la commission des transports, Karima Delli, l’attention doit également être portée sur le fait que la taxation ne doit pas - faute d’alternatives - être injuste. En outre, a-t-elle complété, le problème se situe également dans le fait que « l’argent issu de la mobilité ne soit pas réinvesti dans la mobilité ».
Voir l'étude : https://aeur.eu/f/567 (Thomas Mangin)