L’ONG Oceana a préconisé, mercredi 1er février, l’élimination progressive des techniques de pêche les plus énergivores et néfastes pour les écosystèmes marins, dans un rapport présentant différentes solutions pour permettre aux navires de pêche de réduire la consommation de carburant et d’atteindre les objectifs de l’UE en matière de climat.
La publication de ce rapport intervient alors que la Commission européenne doit adopter, mi-février, deux rapports sur le fonctionnement de la politique commune de la pêche et de l’organisation commune de la pêche (CFP), un plan d’action visant à protéger et restaurer les écosystèmes marins et une stratégie pour accélérer la transition énergétique dans le secteur de la pêche (EUROPE 13108/1).
Selon le rapport (https://aeur.eu/f/55r ) d'Oceana, les engins mobiles de fond (chaluts de fond) sont les techniques qui requièrent le plus de carburant dans l’UE (en litres de carburant par kilo de poisson débarqué). En outre, les engins de fond libèreraient dans l’eau d’énormes quantités de carbone stocké dans les fonds marins.
Le rapport identifie des solutions à court et long terme qui permettraient de réduire les émissions dans le secteur européen de la pêche, comme adopter des technologies existantes réduisant la consommation de carburant, l’utilisation d’engins alternatifs pour remplacer partiellement les engins de pêche qui requièrent le plus d’énergie ou l’interdiction des techniques de pêche les plus nuisibles dans les zones marines à protéger (carbone bleu). (Lionel Changeur)