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Bulletin Quotidien Europe N° 13080
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Il faut « une solution européenne » à la loi américaine sur la réduction de l'inflation, estime Margrethe Vestager

Les eurodéputés de la commission du commerce international (INTA) ont fait part de leurs inquiétudes face à la loi américaine sur la réduction de l'inflation (IRA) aux commissaires européens Margrethe Vestager et Valdis Dombrovskis, jeudi 8 décembre. Ces derniers rendaient compte aux élus de la troisième réunion du Conseil UE/États-Unis pour le commerce et les technologies (TTC) du 5 décembre. 

L'Union européenne espère avoir des nouvelles de la 'task force' sur l'IRA (EUROPE 13051/26), potentiellement la semaine prochaine, et en tout cas pour la fin du mois, avant que l'IRA n'entre en vigueur, a indiqué Valdis Dombrovskis.

Entre temps, « nous devons faire nos devoirs ici », a prévenu Margrethe Vestager. « Nous avons l'ambition d'adapter nos règles sur les aides d'État pour simplifier davantage les investissements publics pour la transition. Cela peut servir de pont vers une véritable solution européenne sur le long terme », a-t-elle indiqué. 

Il ne faudrait toutefois pas tomber dans une course aux subventions publiques, a-t-elle mis en garde à plusieurs reprises, tout comme son collègue Valdis Dombrovskis. Cela serait « inefficace et cher », ont-ils tous deux indiqué.

Danuta Hübner (PPE, polonaise) a dit craindre justement cette course aux subventions, après le discours de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 4 décembre (EUROPE 13077/10). « Je pense que nous ne sommes pas en mesure de concurrencer les États-Unis. Nos règles sur les aides d'État ne nous le permettent pas et nous avons aussi des contraintes budgétaires », a-t-elle insisté. 

Les députés sont aussi curieux de la réponse américaine possible dans un souci de ne pas nuire aux producteurs européens affectés par l'IRA. M. Dombrovskis a tenté de rassurer les élus : les États-Unis « ont reconnu que, dans les marges d'interprétation, il y avait une volonté de traiter nos inquiétudes, mais ils nous ont expliqué qu'il était peu probable que cela mène à des changements dans la loi ». Il a rappelé que le secrétaire d'État, Antony Blinken, avait donné bon espoir de trouver une solution lors de leur rencontre.

Interrogée par EUROPE le 8 décembre également, la Secrétaire d'État adjointe des États-Unis, Wendy Sherman, s'est aussi dite confiante sur l'issue des discussions. « Les États-Unis et l'Europe sont des partenaires économiques forts, et je n'ai aucun doute sur le fait que nous pouvons nous parler et trouver des façons de travailler ensemble pour harmoniser nos approches commerciales et économiques », a-t-elle considéré.

D'ici la fin de l'année, l'UE devra faire le point et voir dans quelle mesure Washington a répondu à ses attentes, a expliqué M. Dombrovskis. Et de conclure: « Nous devrons voir quelles sont les options qui s'offrent à nous. Nous n'en excluons aucune ». (Léa Marchal et Camille-Cerise Gessant)

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