À l’initiative de l’eurodéputée Irène Tolleret (Renew Europe, française), 18 eurodéputés de nationalités différentes se sont mobilisés, jeudi 8 décembre, pour défendre les pêcheurs d’anguille, en vue des négociations au Conseil de l’UE sur les totaux admissibles de captures (TAC) et pour 2023.
Ces eurodéputés, parmi lesquels figure aussi Pierre Karleskind (Renew Europe, français), président de la commission de la pêche du Parlement européen, critiquent la proposition de la Commission européenne qui sera négociée au Conseil Pêche du 11 au 13 décembre à Bruxelles, visant à étendre de 3 à 6 mois consécutifs l’interdiction de la pêche à l’anguille en Europe (EUROPE 13053/3).
De telles restrictions toucheraient notamment plus de 500 pêcheurs français dans les eaux de l’Atlantique et de la Méditerranée.
Une lettre demandant des mesures moins strictes a été envoyée par les eurodéputés en question au commissaire européen aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevičius.
Selon la lettre, la proposition ne prend pas en compte les effets de la pêche illégale de l'anguille ni les dégâts causés par les cormorans ni le besoin de lutter contre les impacts directs et indirects des activités humaines autres que la pêche (obstacles à la migration des poissons, pollution).
Les ministres de la Pêche de l'UE se réunissent de dimanche 11 à mardi 13 décembre à Bruxelles pour fixer les quotas de poissons 2023 dans l'Atlantique, notamment.
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/4kh (Lionel Changeur)