Les eurodéputés membres de la commission des transports du Parlement européen ont examiné et débattu, jeudi 8 décembre, les plus de 1 900 amendements déposés par les groupes politiques du PE concernant la révision du règlement relatif au réseau transeuropéen de transports (RTE-T).
« En tant que rapporteurs, nous sommes heureux de voir une forte majorité se former dans cette chambre sur une révision plus ambitieuse du RTE-T », a déclaré Dominique Riquet (Renew Europe, français), l’un des deux corapporteurs sur ce dossier.
« L'achèvement du réseau RTE-T débloquera plus d'avantages que la seule somme de ses parties nationales. Les amendements à notre rapport montrent qu'une grande majorité de cette Assemblée partage ce point de vue », a complété Barbara Thaler (PPE, autrichienne), corapporteur.
Les deux rapporteurs souhaitent, face à ce que M. Riquet décrit comme de trop nombreux « retards sur le terrain », un « faible investissement » et « un manque de volonté politique de la part des États membres », mettre l’accent sur les infrastructures déjà existantes et leur maintenance et favoriser un alignement des plans de transports nationaux sur les objectifs européens.
En outre, le PE est jusqu’ici dans une dynamique de limitation aussi grande que possible des exemptions incluses dans le texte. « Compte tenu de la position du Conseil de l'UE (EUROPE 13077/1) et de son désir d'inclure des exemptions généreuses, nous nous attendons à des trilogues longs et difficiles », prévoit Mme Thaler.
Par ailleurs, les deux rapporteurs plaident également en faveur d’un futur règlement comprenant une boîte à outils efficace pour la Commission en matière de normes et de délais. D’après eux aussi, la révision du RTE-T devrait être effectuée, dans un contexte de guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine, en coopération avec les États tiers. (Thomas Mangin)