Le ministère français des Finances (Bercy) a annoncé, mardi 6 décembre, que Paris se porterait candidate pour accueillir la nouvelle autorité de lutte contre le blanchiment d’argent 'AMLA'.
Selon Bercy, la présence dans la capitale française du Groupe d'action financière (GAFI) et de deux des autorités européennes de supervision - l’Autorité bancaire européenne (EBA) et l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) - est un atout. Cette localisation « renforcera l’influence de l’AMLA et de l’UE dans la lutte contre le blanchiment », a estimé le ministère des Finances.
De plus, la France a reçu la meilleure évaluation de l’UE de la part du GAFI dans son rapport d’évaluation mutuelle publié en mai (EUROPE 12954/29). À l'occasion du Conseil 'Écofin', certains ministres ont réaffirmé leur intention de présenter une candidature : Francfort, siège de la Banque centrale européenne, ainsi que Madrid, Vienne, Vilnius et Luxembourg. Les dépôts de candidatures ne sont pas encore ouverts, mais le seront probablement au premier semestre 2023, selon Bercy.
Le Conseil de l'UE a arrêté une position partielle en juin sur le projet de règlement instaurant l'autorité 'AMLA' (EUROPE 12982/17). Mais le choix du siège et les modalités de financement seront décidés lors des négociations institutionnelles avec le Parlement européen (EUROPE 12982/17). (Anne Damiani)