La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué, mercredi 16 mars dans la soirée, l’ordre de la Cour internationale de Justice (CIJ) à la Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires en Ukraine.
Le président russe, Vladimir Poutine, « doit tenir compte de cette décision claire de la communauté internationale. Cette guerre injustifiée doit cesser », a-t-elle expliqué sur Twitter.
Jeudi 17 mars, le porte-parole du SEAE, Peter Stano, a rappelé que l’ordre de la CIJ avait un effet contraignant en vertu du droit international.
De plus, M. Stano a rappelé que la Cour avait déclaré ne pas être en possession de preuves solides pour soutenir les allégations de la Fédération de Russie selon lesquelles un génocide aurait été commis sur le territoire ukrainien. Il a affirmé qu’un possible génocide était « l’argument absurde utilisé par Poutine pour justifier l'invasion ». « La Russie n’a aucun droit au titre de la convention sur le génocide et de la Charte des Nations Unies d’utiliser de manière unilatérale la force sur un territoire d’un autre État à des fins de prévenir un génocide », a-t-il aussi expliqué.
Selon lui, « Poutine a perdu sur le plan moral, il a maintenant perdu légalement et l'isolement international augmente ».
Sans surprise, le porte-parole du Kremlin a précisé que son pays ne pourrait « pas tenir compte de cette décision ». (Camille-Cerise Gessant)