Le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, a présenté à l'Eurogroupe réuni en format élargi, lundi 14 mars, son approche qui permettrait de parachever l'union bancaire en zone euro, notamment à travers la mise sur pied d'une garantie européenne des dépôts bancaires (EDIS).
« Nos discussions ont porté sur la substance d'un plan de travail que [les dirigeants de la zone euro] nous ont demandé de réaliser. J'ai proposé une approche progressive comportant quatre volets de travail et je suis heureux d'annoncer que, dans l'ensemble, mes collègues ont confirmé que cette approche constitue une base crédible pour la poursuite des discussions », a déclaré M. Donohoe.
Les quatre volets de travail sont les suivants : - la mise sur pied du système EDIS en deux phases (d'abord la fourniture de liquidités et, après le respect de certaines conditions de réduction des risques, une mutualisation progressive des pertes) ; - l'amélioration de la gestion de crise financière née d'une défaillance bancaire ; - une intégration accrue du marché bancaire européen ; - la diversification de l'exposition des banques aux risques souverains.
« Les ministres ne veulent pas négocier des textes législatifs s'ils n'ont pas une idée préalable d'où vont atterrir les réformes », a indiqué une source européenne mardi.
Dans une carte blanche publiée le même jour dans le Financial Times, le président de l'Eurogroupe décrit deux phases de travail. La première - qui aboutirait, selon nos informations, d'ici à la fin de la législature actuelle - contiendra des propositions législatives de la Commission destinées à préparer la zone euro à de futures crises. La seconde n'interviendra qu'après une décision politique établissant que les objectifs préalablement fixés ont été atteints. M. Donohoe ne précise ni le calendrier final ni le contenu des objectifs.
Le président de l'Eurogroupe soumettra aux ministres en avril ou mai un projet de cadre de travail dans le but de parvenir à un accord politique en juin, avant le sommet de la zone euro. (Mathieu Bion)