Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a plaidé, mardi 15 mars, pour l’ouverture des négociations d’adhésion de son pays à l’UE, soutenu par le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
Le différend entre la Macédoine du Nord et la Bulgarie bloque l’ouverture des négociations pour Skopje, et par ricochet, pour Tirana.
À Tirana, le Premier ministre a espéré que la Présidence française du Conseil de l’UE pourra organiser en juin la première conférence intergouvernementale (CIG), permettant ainsi l'ouverture des négociations d'adhésion. « Ce serait bien si cela se produisait », a-t-il estimé, ajoutant que son pays continuait, en attendant l’ouverture des négociations, à travailler « comme si les négociations étaient ouvertes » et qu’il n’allait « pas perdre une seconde ».
M. Borrell a estimé que l’Albanie avait rempli toutes les conditions pour ouvrir les négociations, souhaitant que la première CIG ait lieu « aussi vite que possible ». Selon lui, s’il n’y a pas de date fixée, il y a un horizon. « Il est grand temps de revigorer le processus d’élargissement », a ajouté le chef de la diplomatie européenne.
Le Haut Représentant a salué la rapidité des réformes prises par Tirana, en particulier concernant le judiciaire. Il a appelé à la poursuite des réformes en termes d’État de droit. Selon M. Borrell, « ces réformes soutenant l’économie verte et la transition numérique permettront d’assurer des avancées rapides quand les négociations d’adhésion seront lancées ». Il a en outre salué la participation de l’Albanie aux missions de PSDC de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)