Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié d’« inacceptable », mercredi 2 mars, la décision du gouvernement allemand de suspendre la certification du gazoduc Nord Stream 2 à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, tout en estimant que cela conduira inévitablement à une hausse rapide du prix du gaz, selon des informations de l’agence de presse Reuters.
La vice-présidente exécutive de la Commission européenne responsable de la Politique de concurrence, Margrethe Vestager, pour sa part, avait déclaré que le gel de la certification de Nord Stream 2 n’aurait aucune incidence directe sur le prix du gaz en Europe, étant donné que le gazoduc n’était de toute façon pas encore en service (EUROPE 12897/19).
S’exprimant sur la radio allemande Deutschlandfunk, le ministre allemand de l'Économie et de la Protection du Climat, Robert Habeck, a assuré que son pays est préparé à l’éventualité d’un arrêt des livraisons de gaz russe.
« Je peux donner le feu vert pour l'hiver et l'été en cours », a-t-il ainsi déclaré, alors que l'Allemagne a annoncé une commande de 1,5 milliard d'euros de gaz naturel liquéfié (GNL) non russe.
M. Habeck a également laissé entendre que le pays allait peut-être devoir retarder sa sortie du charbon, « par précaution ». (Damien Genicot)