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Bulletin Quotidien Europe N° 12897
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Le gel de la certification de Nord Stream 2 n’aura aucune incidence directe sur le prix du gaz en Europe, estime Margrethe Vestager

La suspension de la certification du gazoduc Nord Stream 2, annoncée mardi par l’Allemagne, n’aura aucune incidence directe sur le prix du gaz dans l’Union européenne, a déclaré la vice-présidente exécutive de la Commission européenne responsable de la Politique de concurrence, Margrethe Vestager, mercredi 23 février.

« Il n’y a pas de gaz dans le gazoduc Nord Stream 2. Ce qui a été arrêté, c’est l’approbation du gazoduc dont Nord Stream 2 a besoin pour être mis en service, ce qui signifie que l’arrêt du processus d’approbation ne peut avoir aucun effet sur les prix du gaz », a ainsi souligné Mme Vestager, tout en réitérant le soutien de la Commission vis-à-vis de la décision allemande (EUROPE 12896/2).

La veille, la Commission avait en outre insisté sur la capacité de l’UE à faire face à tous les scénarios possibles, y compris une interruption totale des livraisons de gaz russe en réponse aux sanctions européennes.

Interrogé par EUROPE sur le risque d’un tel scénario et les conséquences potentielles sur les prix du gaz en Europe, Thomas Pellerin-Carlin, directeur du Centre énergie de l’Institut Jacques Delors, a estimé que la fin des livraisons russes est possible. « Il faut s’y préparer, tout en espérant qu’on n’aura pas besoin d’en arriver là », a-t-il indiqué.

M. Pellerin-Carlin ne craint pas une flambée des prix, « mais plutôt un risque de maintien de prix élevés alors que certains espéraient une baisse (notamment sur le gaz vendu après la fin de l’hiver) ». Et de préciser : « À ce stade, il n’y a pas de hausse significative constatée sur les marchés spot du gaz/pétrole ».

Du côté de l’Allemagne, qui importe plus de la moitié de son gaz de Russie, le ministre de l’Économie et du Climat, Robert Habeck, a assuré que son pays était en mesure de se passer du gaz russe à terme, lors d’une intervention à la radio publique allemande. Il a néanmoins estimé qu’un arrêt total des livraisons de gaz russe se traduirait par un gros manque à combler sur le marché de l’énergie, entrainant une hausse du prix du gaz.

En Grèce, un porte-parole du gouvernement a annoncé la réception de gaz naturel supplémentaire pour éviter une interruption de l’approvisionnement, notamment via le gazoduc transadriatique, selon Reuters. (Damien Genicot)

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