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Bulletin Quotidien Europe N° 12897
Sommaire Publication complète Par article 23 / 33
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / État de droit

Pour le PE, aucun « centime » de l'argent de la relance ne doit être versé à la Pologne tant que le pays ne respecte pas pleinement les arrêts de la Cour de justice en matière judiciaire

La délégation de la commission des libertés civiles du Parlement européen sur l’État de droit a achevé, mercredi 23 février, une visite de trois jours en Pologne où elle a pu s’enquérir des problèmes liés à la chambre disciplinaire de la Cour suprême et, plus largement, du manque d’indépendance du système judiciaire, à travers des rencontres avec des membres de la magistrature.

La délégation, menée par l'Espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar (S&D), l’Autrichien Othmar Karas (PPE) et l’Allemande Gabriele Bischoff (S&D), a ainsi pu recueillir des témoignages de migrants, mais aussi s’inquiéter de la situation des femmes ou des personnes LGBTIQ et elle fera rapport de sa visite à ses collègues, a dit la députée allemande.

La délégation s’est aussi intéressée à la question de la liberté des médias en vue de la création au PE d’une commission d’enquête sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus. Pour Othmar Karas, cette visite a été, en tout cas, l’occasion de faire passer un message fort à la fois au gouvernement polonais ainsi qu’à la Commission, le député estimant « qu’aucun centime des fonds de la relance » ne doit être versé à Varsovie tant que l’arrêt de la Cour de justice sur la chambre disciplinaire n’aura pas été « intégralement mis en œuvre ».

Alors que la situation de l’État de droit s’est « détériorée » dans le pays, le président de la commission des libertés civiles s’est dit aussi très « préoccupé par le manque de transparence concernant la situation à la frontière avec la Biélorussie, où les représentants politiques, les journalistes et les ONG ne peuvent accéder ».

« Nous appelons par ailleurs le Conseil à ne pas se contenter d’organiser des auditions sur la procédure de l’article 7 et à prendre des mesures appropriées », a également commenté Gabriele Bischoff.

La délégation, composée de six autres eurodéputés, a également souhaité rencontrer des membres du parti PiS au pouvoir, mais cela n'a pas « été possible », ce qui n'est « pas un bon signal », a encore dit Othmar Karas. (Solenn Paulic)

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