La directive européenne sur la sécurité des jouets (2009/48/CE) doit, à l'avenir, mieux protéger les enfants, notamment contre les produits chimiques, quel que soit leur lieu de fabrication, a souligné le Parlement européen mercredi 16 février.
Une résolution d'initiative sur la mise en œuvre de cette directive, adoptée à une écrasante majorité (688 voix pour, 6 voix contre, 1 abstention), a valeur de recommandation pour la révision future de cette directive.
Les eurodéputés demandent à la Commission et aux États membres de renforcer les mesures visant à garantir que tous les jouets mis sur le marché de l'UE sont conformes à la directive (EUROPE 12851/9).
Suivant leur rapporteur, Brando Benifei (S&D, italien), ils soulignent que la Commission doit veiller à ce que les perturbateurs endocriniens soient interdits dans les jouets dès qu'ils sont identifiés. Il appartient aussi à l'institution de décider si la distinction actuelle entre les jouets destinés aux enfants de moins de 36 mois et ceux destinés aux enfants plus âgés doit être supprimée, précisent les députés.
Selon eux, la révision future de la directive devrait permettre d'adapter rapidement les valeurs limites des substances chimiques dangereuses, si nécessaire, en évitant la fixation de valeurs différentes au niveau national.
Le Parlement invite les États membres à coordonner leurs activités de surveillance du marché pour détecter plus efficacement les jouets dangereux, et la Commission à explorer les possibilités d'un étiquetage électronique et de l'intelligence artificielle à cette fin.
Il réitère qu'obligation devrait être faite aux marchés en ligne de prendre davantage de responsabilités pour assurer la sécurité et la conformité des jouets vendus sur leurs plateformes.
Les eurodéputés encouragent les producteurs à intégrer des mécanismes de sûreté et de sécurité dans la conception de leurs jouets pour protéger les enfants contre les risques des objets connectés et demandent à la Commission de proposer des règles.
La résolution préconise en outre que la Commission évalue si l'étiquetage des jouets pourrait contenir des informations sur leur durabilité et leur réparabilité. (Aminata Niang)