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Bulletin Quotidien Europe N° 12893
ACTION EXTÉRIEURE / Russie

Les dirigeants européens soulignent leur unité

Les dirigeants européens ont mis en avant, jeudi 17 février, à l’issue de leur réunion informelle d’une heure tenue en marge du sommet UE/Union africaine, leur unité dans le dossier ukraino-russe. La situation à l'est de l'Ukraine est instable, avec des attaques sur la ligne de front.

« L’unité européenne est forte, sans faille », a expliqué le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue de la rencontre qui a permis de faire un point sur les derniers développements. Selon le Premier ministre italien, Mario Draghi, les dirigeants ont réaffirmé leur unité « pas seulement dans l’UE, mais aussi avec les membres de l’OTAN et d’autres ».

Estimant qu’il y avait toujours des risques pour la sécurité européenne, le président roumain, Klaus Iohannis, a expliqué qu’il fallait poursuivre une « coordination efficace » et faire preuve d'une « unité visible » pendant cette crise, « ce qui renforce la sécurité de l'ensemble de la zone euro-atlantique ».

De son côté, le président lituanien, Gitanas Nausėda, a salué les visites du président français et du chancelier allemand en Russie, expliquant qu’il est « important d'avoir des contacts directs et de comprendre les intentions de Poutine ». « C'est aussi l'occasion de faire passer un message d'unité. Cette position ferme est le meilleur élément de dissuasion », a-t-il ajouté.

Et pour le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, cette unité internationale a un impact sur le président russe. « Je pense qu'il s'en soucie. Notre unité l'a surpris. Il espérait des divisions entre les pays occidentaux, au sein de l'OTAN et de l'UE. Il est maintenant confronté à un front très uni, à une voix, à des actions diplomatiques et aussi à l'ensemble des sanctions qui sont en préparation », a-t-il résumé.

Si la situation sur le terrain est volatile, les dirigeants ont plaidé pour la poursuite de la diplomatie tout en rappelant qu’ils étaient prêts à prendre des sanctions en cas de besoin. « Nous voulons continuer à croire que les efforts diplomatiques peuvent finir par donner des résultats tangibles plus positifs », a expliqué M. Michel. « La diplomatie n'a pas encore dit son dernier mot. Nous avons encore l'espoir que la paix prévaudra », a souligné la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Pour M. Draghi, tous les canaux, qu’ils soient bilatéraux, au sein de l’OTAN, l’OSCE ou le format Normandie, doivent être utilisés.

Et si la diplomatie devait être un échec, les Européens séviraient en adoptant des sanctions. « Le Conseil européen agira rapidement si la Russie aggrave la situation. Je pense que ce sera la mère de toutes les sanctions », a souligné le Premier ministre estonien, Kaja Kallas, expliquant que, si les sanctions de 2014 ont déjà un impact sur l'économie russe, « cette fois, le coût sera beaucoup, beaucoup plus élevé ».

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a prévenu qu’en cas d’agression il convoquerait immédiatement un Conseil 'Affaires étrangères' pour proposer le paquet de sanctions préparé.

Les dirigeants européens ont également souligné leur soutien à l’Ukraine. Pour le Premier ministre letton, Krišjānis Kariņš, le Kremlin ne se préoccupe pas de l’OTAN, mais de l’indépendance de l’Ukraine et il est donc important d’aider le pays à poursuivre son développement en tant que pays libre et indépendant. Le président Nausėda, a estimé qu’il faudrait certainement accorder un soutien supplémentaire à Kiev alors que l’UE vient de lui accorder une aide de 1,2 milliard d’euros. Selon lui, les Européens devraient être prêts à fournir tout le soutien nécessaire, qu'il soit financier, énergétique, militaire ou économique. (Camille-Cerise Gessant)

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