Les eurodéputés ont à nouveau demandé aux États membres de l'UE, mercredi 16 février dans la soirée, à Strasbourg, de lever les dernières restrictions à la libre circulation dans l'UE, entre preuves de vaccination ou tests, et ont déploré de manière générale l’absence de coordination des mesures nationales depuis le début de la pandémie de Covid-19.
Les élus débattaient avec le commissaire Didier Reynders du projet de la Commission d’étendre d’un an la base juridique du certificat Covid de l’UE, proposée le 3 février (EUROPE 12883/24).
Une prolongation nécessaire, selon le commissaire, tant qu’il sera impossible de prédire la pandémie. L’outil du certificat ayant bien fonctionné dans l’UE, « les gens ne comprendraient pas » qu’un terme y soit mis avec de possibles nouvelles entraves à la libre circulation, a-t-il ajouté, souhaitant que le certificat puisse « mourir de sa belle mort » dès que la pandémie sera terminée.
La Commission avait décidé le 3 février de prolonger la base légale du certificat Covid-19 de l’UE jusqu’au 30 juin 2023. Quelques amendements avaient été proposés, comme l’inclusion des tests antigéniques réalisés en laboratoire parmi les types de tests pour lesquels un certificat de test peut être délivré ou le fait de prévoir que les certificats puissent être délivrés aux personnes participant à des essais cliniques de vaccins contre la Covid-19.
Mercredi, le commissaire a aussi précisé que la Commission présenterait bientôt un acte délégué pour que les tests rapides puissent aussi donner lieu à un certificat de rétablissement conforme au certificat Covid de l’UE.
Mais les eurodéputés n’ont pas caché être un peu désabusés, estimant pour certains que ce débat arrive trop tard alors que plusieurs États membres ont déjà annoncé la levée de plusieurs restrictions, comme l'Italie qui n'imposera plus de quarantaines. D’autres ont pointé du doigt la disparité des usages nationaux du certificat Covid ou l’impact négatif de ce manque d’harmonisation pour des secteurs comme le tourisme. (Solenn Paulic)