La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a initié, jeudi 17 février, une procédure pouvant mener à des sanctions à l'encontre d'Angel Dzhambazki (CRE, bulgare), accusé d'avoir effectué la veille un salut nazi dans l'hémicycle du PE.
M. Dzhambazki sera entendu sur les circonstances de son geste avant qu'une décision soit prise sur l'opportunité d'adopter des sanctions appropriées. Une décision pourrait être annoncée lors de la prochaine session plénière, en mars.
« Un salut fasciste est inacceptable au Parlement européen » et doit être relégué aux pages les plus sombres de notre Histoire, a déclaré la présidente du PE via Twitter.
Dans un message envoyé à ses homologues, M. Dzhambazki s'est dit « choqué » d'être accusé d'avoir effectué un salut nazi. « Après avoir dit quelque chose qui a pu vous paraître provocant lors du débat en session plénière, j'ai souhaité m'excuser au moment de partir en adressant une humble salutation à la présidence », s'est justifié le chef de la délégation bulgare au sein du groupe CRE, s'excusant pour son « geste innocent ».
Les coprésidents du groupe CRE, le Polonais Ryszard Legutko et l'Italien Raffaele Fitto, ont souligné le profond attachement du groupe souverainiste aux « valeurs fondamentales de l'UE », telles que la dignité humaine, la démocratie ou l'État de droit. « Nous condamnons toute forme de nazisme et de communisme ainsi que la manifestation de leurs symboles et gestes », ajoutent-ils dans un communiqué.
Le groupe CRE mène une enquête interne et, sur la base de la décision que rendra le Parlement, décidera des mesures appropriées. (Mathieu Bion)