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Bulletin Quotidien Europe N° 12888
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

Les ministres européens de la Santé s'entendent pour faire progresser l'Union de la Santé

Les ministres européens de la Santé se sont réunis informellement à Grenoble, jeudi 10 février, à l'invitation de la Présidence française du Conseil de l’UE et en présence de la commissaire à la Santé, Stella Kiryakides, et de représentants du bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé pour examiner les défis qui subsistent à l'émergence d'une véritable Europe de la Santé.

Les ministres s’étaient retrouvés la veille à Lyon pour une réunion conjointe avec les ministres des Affaires étrangères européens afin de discuter du développement de la politique étrangère européenne de la santé. 

L’objectif de la réunion de ce jeudi, selon Olivier Véran, le ministre français, qui présidait cette réunion, était de faire naître le deuxième acte fondateur de l’Europe de la Santé, le premier acte consistant notamment en la création de l'HERA, le renforcement du rôle de l’EMA et de l’ECDC, les achats conjoints de vaccins ou encore le certificat numérique européen. 

Pour la Présidence française, il ne s’agit pas uniquement de gérer la pandémie actuelle, mais aussi des défis tels que la transition démographique. 

Un premier axe de réflexion proposé par la Présidence comportait l’identification des domaines où une action européenne représenterait une plus-value. 

Selon M. Véran, le sujet de la cohabitation des politiques de santé publique au niveau national et européen a fait consensus parmi les ministres. La pertinence de l'action européenne dans ce domaine rencontre également les souhaits des citoyens européens. Des initiatives comme la mutualisation des achats de vaccins constitueraient des expériences transférables.

Par ailleurs, pour les ministres, plusieurs domaines faisant déjà l’objet d’une action européenne peuvent être mieux investis, tels que les maladies rares. 

Enfin, le développement d’une action au niveau européen répond, pour Olivier Véran, à un enjeu de souveraineté européen pour l’accès à des produits de santé essentiels. 

Le ministre français souhaite la rédaction d’une Déclaration de Grenoble pour profiter de l'élan amorcé et acter « un changement de paradigme » résultant de la crise sanitaire : le développement de l’action européenne en matière de santé publique.

La commissaire Stella Kiryakides a précisé que cela se faisait dans le respect des Traités et de la souveraineté des États membres.

La Présidence française proposait comme deuxième axe de discussion la mise en œuvre de l’approche One Health dans les politiques européennes en s’appuyant sur les normes environnementales élevées dont dispose déjà l’Union européenne. Une conférence visant à renforcer l’approche One Health a été annoncée pour le 7 mars à Paris. 

Elle réunira les ministres de la Santé et ceux de l’Agriculture, notamment pour discuter d’un agenda commun sur le problème de la résistance aux antibiotiques.

La Présidence proposera en matière de soins de santé transfrontières un label exportable « Hôpital européen » pour mutualiser des pratiques de qualité. L’initiative sera examinée par la Commission européenne conjointement avec les États membres, a indiqué Mme Kyriakides. 

La Présidence souhaite enfin l’établissement d’un Conseil scientifique de haut niveau pour accompagner la réflexion autour de l’Union européenne de la Santé. (Émilie Vanderhulst)

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