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Bulletin Quotidien Europe N° 12887
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie

L’UE appelle Moscou à discuter au sein de l’OSCE de la sécurité en Europe

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, mercredi 9 février, dans une lettre au nom des Vingt-sept à destination du ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) était l’instance appropriée pour discuter des questions de sécurité.

Alors que, dans une lettre envoyée à chaque État membre, M. Lavrov avait demandé des réponses individuelles, les Vingt-sept ont décidé de répondre collectivement aux préoccupations sécuritaires russes (EUROPE 12882/13).

Gravement préoccupés par la situation, les Vingt-sept se disent « fermement convaincus que les tensions et les désaccords doivent être résolus par le dialogue et la diplomatie ».

« Avec nos partenaires de l'OTAN, l'UE est prête à poursuivre le dialogue avec la Russie sur les moyens de renforcer la sécurité de tous », précise la lettre. Selon les Européens, l'OSCE est « l'instance appropriée pour répondre aux préoccupations de toutes les parties intéressées en matière de sécurité », en complémentarité avec les autres instances existantes, dont le Conseil OTAN-Russie.

Dans leur lettre, les Vingt-sept demandent aussi à Moscou d'œuvrer pour une désescalade des tensions et de mettre fin à son renforcement militaire en Ukraine et ses environs, mais aussi en Biélorussie, où des exercices conjoints sont actuellement réalisés.

Parallèlement, les ambassadeurs des États membres de l'UE ont décidé de sanctionner cinq personnes pour avoir miné l'intégrité territoriale de l'Ukraine en facilitant l'organisation et la conduite des élections à la Douma russe en Crimée. Ces mesures devraient être officiellement adoptées dans les prochains jours. 

Coordination entre les pays de Weimar

La veille, le président français, Emmanuel Macron, et son homologue polonais, Andrzej Duda, avaient été reçus dans la soirée par le chancelier allemand, Olaf Scholz. Alors que M. Macron rentre de Moscou et de Kiev, M. Scholz s’y rendra la semaine prochaine. Il était de retour de Washington alors que M. Duda revenait, lui, de Pékin et de Bruxelles.

Hasard des calendriers, la France a la Présidence du Conseil de l’UE, l’Allemagne celle du G7 et la Pologne celle de l’OSCE. « Cette année est marquée par trois présidences, ce qui nous donne encore plus de force pour relayer un message commun dans ces différentes enceintes », a expliqué M. Macron devant les médias, ajoutant que les trois dirigeants s’étaient « étroitement concertés » avant leurs échanges diplomatiques des derniers jours.

« Cet échange est particulièrement utile, car nous avons le même objectif : maintenir la paix en Europe grâce à la diplomatie, grâce à des messages clairs et notre volonté commune d’agir de concert, si nécessaire », a expliqué M. Scholz.

M. Duda, pour sa part, a souligné qu'il fallait « trouver une solution qui permette d’éviter la guerre ». « C’est notre mission de base, je crois que l’on va réussir. Le plus important c’est l'unité, la solidarité, que nous parlons d’une seule voix, qu’on soit inébranlable et qu’on ne recule pas », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)

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