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Bulletin Quotidien Europe N° 12883
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

La ministre française Annick Girardin souhaite lancer les débats sur l’avenir de la politique commune de la pêche

La ministre française de la Mer, Annick Girardin, a déclaré, jeudi 3 février, qu’elle souhaitait, en tant que présidente en exercice du Conseil Pêche, lancer des débats sur l’avenir de la politique commune de la pêche (PCP).

Par ailleurs, en présentant devant la commission de la pêche du Parlement européen les priorités de la Présidence française du Conseil de l’UE, la ministre française a expliqué qu’elle allait essayer d’amener les institutions de l’UE à boucler un accord sur le règlement ‘contrôle des pêches’, mais les débats sont nombreux sur ce dossier sensible.

Mme Girardin espère aussi des débats « plus apaisés » et des échanges « plus constructifs » avec les Britanniques dans le cadre de la mise en œuvre du 'volet pêche' de l’accord de coopération et de commerce UE/Royaume-Uni.

« Changer de paradigme ». La Commission européenne doit adopter d’ici fin 2022 un rapport évaluant le fonctionnement de la PCP. Annick Girardin souhaite lancer une réflexion sur l’avenir de la PCP. Le 21 février, le sujet de l’évaluation scientifique des poissons sera abordé en marge du Conseil 'Agriculture-Pêche'. 60% des stocks respectent le rendement maximal durable (RMD), mais il faut être plus ambitieux que cela, a dit la ministre. Elle défend un nouvel horizon : obtenir une mer plus productive, en changeant de paradigme. Mme Girardin a évoqué le besoin de construire une gestion des pêches intégrant mieux la dimension écologique des écosystèmes et de passer d’une approche par espèces à une approche par territoires maritimes.

La France organisera aussi des débats au Conseil de l'UE sur le futur plan d’action de la Commission pour la conservation des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes marins.

Contrôles. En répondant à des questions de plusieurs eurodéputés sur les chances de boucler ce dossier durant ce semestre, Annick Girardin a dit qu’elle allait organiser la poursuite des trilogues, pour avancer plus rapidement dans la révision des contrôles (EUROPE 12852/9). Elle a notamment défendu : - l’obligation, pour les navires de plus de 9 mètres, de s’équiper d’un système de VMS ; - une marge de tolérance de 10% dans les journaux de pêche ; - l’installation des caméras à bord pour les navires de plus de 24 mètres.

Brexit. Mme Girardin a plaidé en faveur d’une application « juste » de l’accord de commerce UE/Royaume-Uni. Des discussions doivent se tenir au sein du ‘comité spécialisé de la pêche’, notamment sur la notification des mesures techniques, la gestion des stocks pour les pêcheries mixtes ou encore la gestion des espèces hors quotas, a-telle précisé.

94% des licences demandées ont été attribuées aux navires français par les Britanniques. Et ceux qui n’ont pas obtenu les droits seront accompagnés financièrement, a rappelé Annick Girardin. (Lionel Changeur)

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