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Bulletin Quotidien Europe N° 12883
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Mali

Les Européens discutent de l’avenir des missions et opérations dans le pays

Le directeur général adjoint pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure, Bernard Quintin, a annoncé, mercredi 2 février, des discussions à haut niveau dans les 15 prochains jours entre les États membres concernant l’avenir des opérations et missions européennes au Mali.

L’UE a deux missions de Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) dans le pays : la mission de formation EUTM Mali et la mission de conseils EUCAP Sahel Mali.

« Il y aura des discussions à haut niveau dans les 15 prochains jours au niveau des capitales européennes pour définir les meilleures options » pour la suite, a-t-il expliqué lors d’une audition en commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Devant les députés, il a expliqué qu’il avait été « clairement signifié aux autorités maliennes que l’UE est et agit comme un tout ». « Un lien évident de nature à la fois opérationnelle et politique existe entre Barkhane, Takuba, les missions PSDC de l’UE et la Facilité européenne pour la Paix », a-t-il prévenu, ajoutant que les différentes composantes avaient des « moyens différents, mais une égale redevabilité vis-à-vis des populations ».

Selon le directeur général adjoint, l’objectif politique de lutte contre le terrorisme n’est pas remis en cause, mais une réorientation et un rééquilibrage à l’échelle sahélienne sont en discussion.

Le même jour, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a estimé que l'engagement militaire des Européens au Mali devait être réévalué. 328 soldats allemands participent à EUTM Mali et le Bundestag doit décider en mai de la poursuite ou non de leur présence.

Pas de coopération avec Wagner

M. Quintin a rappelé que le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, avait demandé au ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, des garanties à court terme que les forces militaires et civiles formées par les missions PSDC et le matériel fourni ne seront pas par la suite employés par la société Wagner.

Jeudi 3 février, le chef du commandement américain pour l'Afrique, le général Stephen Townsend, a dit avoir « des raisons de croire que la facture du gouvernement malien pour les services de Wagner s'élève à 10 millions de dollars par mois ». Selon lui, cela doit se faire en nature, via des ressources naturelles, telles que l’or ou les pierres précieuses. (Camille-Cerise Gessant)

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