Dans une Résolution assortie d'une Recommandation, adoptée hier, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe appelle le monde du football à privilégier les droits humains. Débat et vote se sont tenus en présence de Giovanni Infantino, président de la FIFA.
Ces textes formalisent des recommandations visant à plus d’équité dans le financement du football, notamment par une réforme du marché des transferts, au respect des droits humains, sociaux et environnementaux par les pays hôtes de grands événements, à la protection des joueurs contre les exploitations et la discrimination et, enfin, à la promotion de l’égalité des genres.
Dans son allocution, M. Infantino a assuré que l’organisation de la Coupe du monde au Qatar avait permis dans ce pays une évolution de la législation du travail, « même s’il reste beaucoup à faire ».
En matière de transferts, il a admis que des évolutions restaient nécessaires. En 2019, a-t-il précisé, le montant dépensé dans ce contexte était « d’environ 7 milliards d’euros, dont 10% sont allés aux agents et seulement 1% à la formation des joueurs et à la solidarité pour les clubs ».
Il a aussi proposé que la Coupe du monde de football soit organisée tous les 2 ans et non plus tous les 5 ans afin d’être plus inclusifs, notamment envers l’Afrique, à qui il faut donner des « opportunités » pour décourager ses habitants de risquer leur vie en traversant la Méditerranée.
Proposition que l'Assemblée rejette fermement, considérant qu’elle pourrait avoir des « conséquences désastreuses pour le football européen ». Elle a demandé instamment à Giovanni Infantino de « ne pas aller de l’avant sans l’accord des parties prenantes européennes et du CIO ».
Lien vers la Recommandation : https://bit.ly/3r4tEI4 (Véronique Leblanc)