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Bulletin Quotidien Europe N° 12845
Sommaire Publication complète Par article 14 / 38
ACTION EXTÉRIEURE / BiÉlorussie

L’UE adopte des sanctions à l’encontre de 11 entités et 17 personnes liées aux violations des droits de l’homme et à l’instrumentalisation de la migration

Le Conseil de l’UE a adopté, jeudi 2 décembre, son cinquième paquet de sanctions à l’encontre du régime biélorusse. Ainsi, 17 personnes, toutes biélorusses, sont visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de visas, et 11 entités – 9 biélorusses, une syrienne et une turque - par un gel de leurs avoirs. Elles sont sanctionnées pour avoir facilité le franchissement illégal des frontières extérieures de l’UE ou pour avoir participé à des violations des droits de l’homme ou à la répression de la société civile.

Le Conseil a décidé de sanctionner la compagnie aérienne nationale biélorusse Belavia, à la fois car elle soutient le régime de Loukachenko et pour avoir contribué aux activités qui facilitent le franchissement illégal des frontières extérieures de l’Union.

L’unité spéciale biélorusse de gardes-frontières est sanctionnée pour ce dernier motif, tout comme six entreprises : l’entreprise touristique d’état Tsentrkurort, le voyagiste LLC Oskartour, les hôtels Minsk et Planeta, filiales de la direction de la gestion des propriétés du président biélorusse, l’opérateur de vols charter syrien Cham Wings Airlines et le service des passeports et des visas turc VIP Grub.

Les entreprises publiques Grodno Azot, qui produit des composés azotés, Belorusneft, opérant dans le secteur de la pétrochimie et Belshina, fabricant de pneumatiques pour véhicules, sont sanctionnées pour leur responsabilité dans la répression de la société civile.

Sept personnes sont sanctionnées pour avoir facilité le franchissement illégal des frontières : le président du Comité d’État des gardes-frontières et le chef du service séparé des mesures actives (ASAM) des forces spéciales de ce Comité, les chefs des groupes de gardes-frontières de Grodno, de Brest et de Smorgon et les chefs des détachements de gardes-frontières de Polotsk et de Lida.

Huit personnes font l’objet de mesures pour leur responsabilité dans de graves violations des droits de l’homme et de graves atteintes à l’État de droit ainsi que de la répression de la société civile et de l’opposition démocratique. Il s’agit de cinq juges, du procureur principal au Parquet général du bureau du Procureur général, du directeur adjoint du département des enquêtes financières au comité de contrôle d’État et du directeur du département des enquêtes financières au comité de contrôle d’État.

Enfin, le chef du département de l’information et de la diplomatie numérique du ministère des Affaires étrangères de Biélorussie est sanctionné pour son soutien au régime biélorusse, tout comme le président du conseil d’administration de la chaîne de télévision d’État ONT, qui a mené la première interview « forcée » du journaliste Roman Protassevitch et qui est donc jugé responsable de la répression.

Voir la décision : https://bit.ly/3lsfUDK

Coordination avec les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada

Ces mesures de l'UE ont été prises en coordination avec les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

Dans une déclaration commune, ils ont prévenu qu'ils faisaient « front commun pour imposer des coûts au régime - et à ceux qui le soutiennent - pour ses efforts visant à faire taire les voix de la société civile indépendante, des médias et de tous les Biélorusses qui cherchent à dire la vérité sur ce qui se passe dans leur pays ». L’UE, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont appelé, notamment, à la libération immédiate et sans condition des 900 prisonniers politiques, à la fin de la campagne de répression et à un dialogue politique « global et authentique ».

Ils ont également de nouveau exigé que le régime de Loukachenko mette « immédiatement et complètement fin à l'orchestration » de la migration clandestine à travers ses frontières avec l'UE. « Ceux qui, en Biélorussie ou dans des pays tiers, facilitent le franchissement illégal des frontières extérieures de l'UE doivent savoir que cela leur coûte très cher », ont-ils mis en garde. (Camille-Cerise Gessant)

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