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Bulletin Quotidien Europe N° 12823
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Femmes

L'eurodéputée Evelyn Regner compte sur la Présidence française du Conseil pour débloquer la directive 'Women on Boards'

Réunis dans le cadre de la semaine de l’égalité de genre du Parlement européen (EUROPE 12818/25), les eurodéputés de la commission des affaires juridiques ont de nouveau appelé à la reprise des discussions au Conseil sur le projet de directive dit 'Women on Boards' (EUROPE 12575/19, 12578/26).

« Cela fait huit ans que la Commission a publié sa proposition et sept ans que le Parlement européen a adopté sa position » sur le sujet, a rappelé Lara Wolters (S&D, néerlandaise), corapporteur sur ce projet visant à introduire une exigence de 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises.

Lara Wolters et sa collègue Evelyn Regner (S&D, autrichienne) ont toutefois noté des « changements positifs dans le paysage politique ».

« Je suis très optimiste quant à la volonté de la Présidence française de reprendre le dossier », a notamment avancé Mme Regner, présidente de la commission des droits des femmes au Parlement européen et corapporteur sur ce dossier.

Il y a un an, les eurodéputés avaient appelé la Présidence allemande du Conseil de l’UE à s’emparer du dossier. Sans succès, toutefois (EUROPE 12581/14). Les discussions ont ensuite très brièvement repris sous Présidence portugaise (EUROPE 12740/18), mais ne se sont pas poursuivies sous l’actuelle Présidence slovène.

La Présidence française du Conseil débutera, elle, en janvier prochain. Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a rapidement fait savoir que Paris placerait la question sociale en haut de ses priorités (EUROPE 12735/28).

L’autre nouveauté qui donne bon espoir aux eurodéputés, c’est l’arrivée d’un nouveau gouvernement allemand. Evelyn Regner s’est engagée à « utiliser cette opportunité » afin de « faire avancer le débat ». L’Allemagne, qui dispose déjà d’une législation nationale en la matière, comptait jusqu’ici parmi les États peu enclins à progresser sur le projet de directive.

Enfin, les deux rapporteurs ont noté des « signes d’optimisme » dans certaines capitales « où les choses vont de l’avant ».

« Ces dernières semaines, dans mon pays, une loi a été adoptée sur ce sujet, sur la base des recommandations du Conseil économique et social », s’est notamment félicité Lara Wolters. « J'espère sincèrement que nous n'entamerons pas un quatrième mandat de ce Parlement sans un accord à ce sujet », a-t-elle poursuivi.

 Mme Wolters et Mme Regner ont été une nouvelle fois soutenues par l’essentiel de leurs collègues. L’eurodéputée Irène Tolleret (Renew Europe, française), a estimé pour sa part qu’afin de « vraiment faire avancer ces dossiers bloqués au Conseil, un espace formel d’échange, de délibération, est essentiel ».

L’eurodéputée a de nouveau plaidé pour l’instauration d’une nouvelle formation du Conseil de l’UE consacré à l’Égalité (EUROPE 12624/28) – au même titre que la Commission européenne compte aujourd’hui une commissaire à l’Égalité et le Parlement européen une commission également compétente en la matière.

Ce projet avait également été ouvertement soutenu par Paris en mars 2020 (EUROPE 12441/8). (Agathe Cherki)

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