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Bulletin Quotidien Europe N° 12742
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Les eurodéputés veulent savoir comment se déroulera concrètement l'aide aux retours volontaires de migrants

Les membres de la commission des libertés civiles du Parlement européen ont questionné la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, mercredi 16 juin, sur la stratégie européenne sur les retours volontaires et la réintégration des migrants présentée fin avril (EUROPE 12707/11).

Ils ont aussi formulé des inquiétudes. Certains ont demandé comment l’aide visant à renforcer les retours volontaires des personnes déboutées de l’asile dans l’Union européenne pouvait être déléguée à l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), qui fait l’objet de nombreuses critiques et d’enquêtes sur des allégations de refoulements.

Certains élus se sont aussi interrogés sur la manière d'aider concrètement à la réintégration dans le pays d’origine si ces mêmes pays ne veulent pas admettre leurs ressortissants. La Néerlandaise Tineke Strik (Verts/ALE), qui pilote au PE les discussions sur la révision de la directive 'retours' (EUROPE 12700/4), a estimé que seule l’offre de voies légales de migration en échange pouvait inciter ces pays à coopérer davantage.

Au nom du groupe Renew Europe, la Française Fabienne Keller a suggéré que l’UE aide à la création de centres d’accueil sur place pour des personnes rapatriées, mais qui ne seraient pas forcément acceptées par leurs familles à leur retour.

La députée et d’autres élus ont aussi voulu en savoir plus sur les actions de formation des personnels chargés d'organiser et de procéder aux retours des migrants.

Sylvie Guillaume (S&D, française) a demandé des précisions sur la façon dont le respect des droits fondamentaux de ces personnes est assuré lorsqu’elles rentrent au pays, l’élue mentionnant la transparence insuffisante de nombreux accords de coopération en matière de migration que l’UE a signés avec des pays tiers. Selon elle, la « qualité des retours » doit être privilégiée, « plutôt que la quantité ».

Le 27 avril, la Commission a proposé aux agents de Frontex et aux États membres de renforcer l’aide au retour volontaire, qui doit être « l’option préférée », car « la plus durable », et qui doit « être accompagnée de mesures de soutien à la réintégration », a expliqué Mme Johansson. Elle a rappelé les taux faibles d’exécution des décisions de retour : un tiers d'entre elles sont appliquées en moyenne mais les chiffres sont « approximatifs », car tous les États membres n’en font pas rapport.

Sur la base de son expérience dans les pays tiers, dont récemment en Tunisie, la commissaire européenne a insisté sur la nécessité d’aider aussi sur place à trouver une formation aux personnes ayant fait l'objet d'un retour. « Il n’y a pas que les incitants financiers », a-t-elle fait valoir. Elle a assuré que les refoulements, c’est à dire les renvois dans des pays non sûrs, étaient proscrits, avec des examens au cas par cas des décisions de retour. Elle a ainsi rejoint l’appel de plusieurs élus concernant le sort des migrants LGTBI. Voir le mandat : https://bit.ly/2S0RplF (Solenn Paulic)

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